Nouvelle plate-forme politique : l’ADR en ordre de bataille pour 2011

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Après l’annonce de sa création, le dimanche le dimanche 10 juillet à l’hôtel Sultani, François Muamba et Cie ont, comme prévu, lancé officiellement l’ADR (Alliance pour le Développement et la République). Cette plate-forme politique  regroupe, selon  ses propres termes, aussi bien des partis politiques, des personnalités, des organisations que des associations de la société civile.

La sortie officielle a eu lieu le samedi 23 juillet, au Collège Saint Joseph Elikya. Ses fondateurs se comptent d’abord parmi les cadres du MLC signataires du mémo adressé en son temps à la hiérarchie pour être fixés face à l’avenir politique de leur parti. Mémo ayant suscité des réactions en sens divers au point de diviser les membres du staff et cadres jusqu’à ce l’affaire soit portée en justice. Puis, d’autres personnalités ont adhéré au mouvement.

La spécificité du mouvement est que l’ADR ne présentera pas de candidat à la magistrature suprême. François Muamba, son président, justifie cette attitude par le souci de faciliter la conclusion d’un accord entre les forces du changement en vue de se fédérer autour d’un candidat commun pour battre celui de la majorité au pouvoir. Surtout que le scrutin présidentiel a été ramené au tour unique.

 » D’emblée, je vous informe que ADR ne présente pas de candidat à la magistrature suprême afin de privilégier, voire faciliter la conclusion d’un accord entre les forces politiques acquises au progrès, dont certaines ont d’ores et déjà exprimé cette ambition.
En effet, dans un scrutin présidentiel à un tour et devant la nécessité d’un large rassemblement pour espérer la victoire, notre philosophie est qu’il s’agit là d’une matière à négociation qui devrait précéder la simple expression d’ambitions « .

 

Le président de l’ADR trouve que la démarche reste la même quand il s’agit de deux tours. Le principe des négociations prime toujours pour l’élection présidentielle. « …De même que lorsqu’il ya deux tours, tout le monde négocie avec tout le monde d’utile entre les deux tours, de même dans ce cas d’un seul tour, tout le monde devrait pouvoir dialoguer avec tout le monde de concerné, avant le scrutin « .
Pour cela, indique-t-il, son mouvement entend s’impliquer fortement dans des pourparlers nécessaires pour parvenir à la conclusion dudit accord pour assurer la victoire de l’opposition à la présidentielle.Cependant pour ce qui est des législatives, l’ADR présentera directement ou par le biais des structures qui la composent, des candidats dans toutes les circonscriptions électorales à travers le territoire national.

Expliquant l’emblème de l’Adr comprenant « A » majuscule, « D » et « R » de couleur blanche sur un fond bleu azur, il renseigne que cela signifie que les sociétaires veulent porter plus haut les valeurs morales et éthiques qui les guident. Pour revenir à l’emblème, il importe de signaler que le sigle Adr est supplanté d’une colombe qui indique la paix est une condition sine qua non du développement.

Comme il fallait s’y attendre, c’était aussi l’occasion pour l’élu de Kabeya Kamuanga dont personne n’ignore les critiques contre la mauvaise gouvernance, de faire un diagnostic cinglant de la gestion des affaires publiques  ainsi que des ressources nationales par la majorité au pouvoir.Il a dit, à ce sujet, avoir  honte de voir ses compatriotes croupir dans la misère noire alors que le pays dispose de tous les atouts pour sécuriser la population au plan alimentaire, sanitaire, environnemental, etc.

Cette situation, a-t-il souligné, existe aussi bien à Kinshasa qu’à l’intérieur où il revient tout ses collègues des vacances parlementaires.
Et de se poser la question  : quel bilan du pays peut-on dresser de ces dernières années ?
Dans sa réponse à sa propre question, il s’est dit honnête de reconnaitre quelques réalisations du pouvoir, notamment en matière sécuritaire où il y a eu baisse ou atténuation de l’insécurité qui sévissait, il y a peu, avec une grande ampleur. Mais, de manière globale, c’est l’échec parce que le social n’a point connu d’amélioration.

Comme remède à la situation, les membres de l’Adr militent pour la création d’un Etat de droit.Après cette allocution, les sociétaires de l’Adr se sont succédé pour apposer leurs signatures dans le Livre d’or. On a reconnu parmi eux, hormis le président F. Muamba, Constant Ndom Nda Ombel, Elvis Mutiri, Alex Kande, Tshimanga Buana, Fulbert Funa, Nkole Tshimanga…pour les élus. Sans oublier d’autres personnalités bien connues de la scène politique nationale.

Dom  

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