Nouvelle augmentation des prix du carburant : Kapika calme une nouvelle fois le jeu

0
56

Le carburant enregistre une nouvelle augmentation, soit 80 francs
congolais (80 Fc) à la pompe depuis le dimanche 18 mars 2018 dans
l’après-midi. Le litre d’essence qui revenait à 1.810 Fc se vend
actuellement à 1.890 Fc ; tandis que celui de gasoil est passé de
1.800 Fc à 1.880 Fc.
Interrogé à propos de cette nouvelle révision à la hausse des prix du
carburant au moins de 6 mois, notamment l’impact que cela pourrait
avoir sur le quotidien des Congolais déjà précaire, le ministre d’Etat
en charge de l’Economie nationale assure qu’il n’y aura aucune
incidence sur les prix des autres biens de première nécessité.
Pour Joseph Kapika, qui préfère parler de réajustement plutôt que
d’augmentation aussi longtemps qu’on n’aura pas atteint le cap de 5%,
il n’y aura pas d’impact ou incidence sur les prix des autres biens de
consommation courante. Surtout que tous les services et sociétés
d’Etat garderont intactes leurs tarifications à l’instar de Transco,
New Transkin, tout comme dans les billets d’avion ou train et bateaux
appartenant aux sociétés de l’Etat. Seuls les propriétaires des
véhicules privés pourront remarquer ce petit réajustement en se
ravitaillant à la pompe en carburant, a-t-il souligné.
Il importe de signaler que le ministre d’Etat Joseph Kapika a
commencé par donner les raisons qui justifient cette énième
augmentation des prix du carburant. On retient que les prix des
produits pétroliers connaissent une augmentation de 50% au niveau
mondial. Une réalité qu’on doit prendre en compte ou faire avec pour
ne pas courir le risque de tomber victime de la rupture des stocks qui
entraînerait l’arrêt de l’appareil  économique, et par ricochet celui
de tout le pays. En ce moment-là, il n’y aura plus de transport
(terrestre, fluvial, maritime, lacustre, et aérien), l’armée et la
police seront immobiles…bref, rien ne tournera, et tour sera en arrêt.
Voilà pourquoi la République Démocratique du Congo ne peut pas se
soustraire de cette donne mondiale. Elle est obligée de se soumettre à
la loi de l’offre et de la demande, surtout qu’on n’a pas de
raffinerie au pays.
En plus, a-t-il indiqué, même les grands pays producteurs du pétrole
ne sont pas épargnés par l’augmentation des cours de l’or noir.
Enfin, il a tenu à rappeler à l’intention de la population que l’Etat
continue à subventionner le carburant pour ses services stratégiques
ainsi que quelques sociétés d’Etat, notamment celles du secteur des
transports en vue de préserver tant soit peu le pouvoir d’achat des
Congolais déjà bas.
Dom