Nouvelle aérogare à Ndjili pour un aéroport ultramoderne

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Devant toutes les notabilités de la République, avec en première ligne, les animateurs des institutions tant nationales que provinciales ainsi que les corps diplomatiques accrédités en
République Démocratique du Congo, le chef de l’Etat a procédé hier mercredi 2 mai 2018 au lancement des travaux de construction de la nouvelle aérogare de l’aéroport international de Ndjili. Parmi les personnalités présentes à la cérémonie, on peut citer Aubin Minaku et Léon Kengo, respectivement président de l’Assemblée nationale et du
Sénat, le premier ministre Bruno Tshibala avec toute son équipe gouvernementale, des responsables de l’armée et de la police nationales, ceux des services de sécurité et services publics de l’Etat. Il s’agit, en effet, du projet d’érection d’un aéroport
moderne répondant aux standings internationaux. Un défi que les
autorités congolaises tenaient à tout prix à relever afin de mettre
fin aux critiques les plus acerbes qui leur étaient adressées à cause
du caractère vétuste des installations aéroportuaires du principal
aéroport du pays, de surcroît celui de la capitale.

Quatre allocutions ont été prononcées en marge de cette cérémonie de
lancement. Il s’agit respectivement du mot du ministre provincial des
infrastructures, de celui du directeur de l’entreprise SZTC/WIETC qui
se chargera de la construction, du directeur général de la Régie des
Voies Aériennes (RVA), ainsi que du discours du vice-premier ministre
et ministre des Transports et Voies de communication.
Prenant la parole, le directeur de la société chargée de construire
l’ouvrage a loué l’expertise dont dispose son entreprise en matière de
construction aussi bien des aéroports que des immeubles. A titre
d’illustration, il a indiqué que c’est SZTC qui a construit l’aéroport
de Maya-Maya à Brazzaville, celui de Lomé au Togo ainsi que l’aéroport
de Malabo en Guinée équatoriale. L’entreprise est présente dans
plusieurs pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Elle est présente en
Allemagne, au Japon, Indonésie, Angola, Mozambique, etc. En RDC, la
SZTC dispose de nombreux ouvrages à son actif aussi à Kinshasa qu’en
provinces.
Pour le vice-premier ministre chargé des Transports, José Makila
Sumanda, le projet de construction d’une nouvelle aérogare
ultramoderne, intelligente, de haute définition ouvre une nouvelle et
glorieuse page de l’histoire de l’aviation civile en RD Congo. Car, à
son ouverture au trafic en 1956, l’aéroport de Ndjili n’avait qu’une
seule aérogare qui malheureusement ne répondait plus aux réalités
aussi bien de la croissance du trafic que de l’évolution technologie
du moment. « Sa conception linéaire et le nombre des trafics qu’il
traite aujourd’hui sont largement dépassés », a-t-il souligné.
Par ailleurs, a fait savoir le vice-premier ministre José Makila,
l’aéroport de Ndjili demeure le plus important de tous les aéroports
nationaux du pays. Il occupe à lui seul 40% de toutes les activités de
la RVA. Il reste le pivot central de communication pour le trafic des
personnes et des marchandises avec les autres continents.
José Makila a saisi l’occasion pour rappeler l’importance du
transport aérien pour la République Démocratique du Congo au regard de
sa grandeur. « Pays aux dimensions d’un continent et semi enclavé, la
République Démocratique du Congo compte notamment sur son transport
aérien pour son désenclavement et son développement socio-économique,
ainsi que son interconnectivité internationale.
C’est pourquoi, fort de ses nombreux atouts, notre pays s’est engagé
résolument sur la voie de modernisation de ses infrastructures
aéroportuaires afin de répondre aux attentes de son développement
intégral.
Le projet de construction de la nouvelle aérogare s’inscrit ainsi
pleinement dans le cadre de cette politique de la « Révolution de la
modernité » initiée par le Chef de l’Etat en vue de conduire
résolument notre pays à l’émergence, à l’horizon 2030 ».

Les caractéristiques de l’ouvrage à construire

L’ouvrage sera construit sur un espace de 4.617 m². La nouvelle
aérogare comprendra entre autres :
– Un tarmac de 74.517 m² ;
– Le prolongement du taxiway parallèle et des bretelles de 68.891 m² ;
– Un viaduc de 8.000 m² ;
– Un parking d’une capacité de 1200 véhicules et une fontaine ;
– La déviation du boulevard Lumumba sur 5 km ;
– Le centre de force motrice, la clôture et les installations combinées ;
– L’acquisition des voitures appropriées, de logiciels des équipements ;
– Le renforcement des capacités du personnel.
La durée des travaux est de 3 ans, pour un coût global de 354
millions de dollars américains. La banque chinoise EXIM BANK,
partenaire de la RDC dans plusieurs projets, a accepté de financer les
travaux à hauteur de 85%, et le reste sera pris en charge par l’Etat
congolais. Déjà, le gouvernement a versé à l’entreprise SZTC/WIETC la
somme de 20 millions de dollars pour le démarrage des travaux qui
devaient en fait commencer dès hier, après la cérémonie de lancement.
Pour le ministre des Transports, une fois ce projet achevé, le pays
pourra répondre aux besoins du flux annuel de trafics d’aéronefs et
des passagers estimés à 3 millions et de construire un hub
international au centre de l’Afrique ; fournir la garantie de sécurité
et de sûreté ainsi qu’un service de haute qualité pour répondre aux
normes de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) ;
et enfin créer de nouvelles sources de recettes pour la RVA.
« Ainsi, à terme, la République Démocratique du Congo disposera de
son premier aéroport moderne de type de consommation bas carbone qui,
au regard des principes de sa construction basés notamment sur
l’économie d’énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de
serre, permettra d’assurer la protection de l’environnement et de
l’écologie. Ce qui le rendra attrayant vis-à-vis des compagnies
aériennes étrangères préoccupées par la sécurité de l’espace aérien
congolais », a déclaré le vice-premier ministre en guise des garanties
quant à la protection de l’environnement.
La réalisation de ces travaux relève d’un contrat conclu entre la RVA
et la société Weihai International Economic and Technical Cooperative
Co. Ltd (WIETC) pour la construction et l’équipement de l’ouvrage.
Dom