Nouveau test réussi pour Yav Mulang au FMI et à la BM

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Le ministre des Finances, Henri Yav Mulang, vient de séjourner une fois de plus à Washington, dans le cadre des réunions du printemps qu’organisent traditionnellement le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM), à cette période. Selon les échos en provenance du pays de l’Oncle Sam, son passage a été marqué par la signature de quatre accords relatifs au financement, par ces deux institutions, des projets en rapport avec l’éducation, l’agriculture et la santé à hauteur de 400 millions de dollars américains.

En jetant un regard sur quelques détails de ces accords, l’on note
que le projet visant l’amélioration de la qualité de l’enseignement,
dénommé (PAQUE), négocié du 08 au 09 novembre 2016, porte sur un
montant de 100 millions de dollars américains, à libérer au titre de
don.
S’agissant du Projet de Réhabilitation et de Relance du Secteur
Agricole (PARRSA), négocié le 27 janvier 2017, il concerne un
financement additionnel de l’ordre de 75 millions de dollars
américains, à décaisser au titre de crédit.
Pour ce qui du Projet de Développement du Système de Santé (PDSS),
discuté du 24 au 25 février 2017, son coût est estimé à 163,5 millions
de dollars américains, dont 120 millions de dollars au titre de crédit
et 43,5 millions de dollars au titre de don.
Il y a aussi, dans le lot, le Projet de Renforcement des Services
Météorologiques et Climatiques examiné le 06 et 07 février 2017, pour
un montant de 8 millions de dollars inscrits au titre de don.
On peut retenir, pour l’essentiel, que le portefeuille de la Banque
Mondiale pour la RDC regroupe 25 projets actifs représentant un
engagement total de 3,36 millions de dollars américains. Le projet
régional (PMEDE) en fait partie, à hauteur de 579,7 millions de
dollars américains, de même que trois projets de l’initiative des
Grands Lacs (CAB 5, Violence sexuelle et Facilité de Commerce dans les
Grands Lacs) pour un montant de 199,96 millions de dollars américains.
Le même portefeuille cible trois grands secteurs, à savoir les
infrastructures et le développement durable (63 % des allocations),
les secteurs sociaux (20 %), la gouvernance et le secteur minier (6%),
le développement du secteur privé et agricole (11 %).
Quant au portefeuille de la RDC, sa caractéristique principale est
qu’elle est jeune, dans ce sens que plus de 45 % de projets datent de
moins de trois ans. Sa qualité est relativement satisfaisante, même si
on a enregistré 7 projets à problèmes contre 6 en 2016. Le taux de
décaissement pour l’année fiscale 2017 est de 11 % en février contre
11,12 % pour la région Afrique.
Kimp