Nouveau-né du microcosme politique congolais : l’ALCP fustige la collusion entre la majorité présidentielle et l’opposition parlementaire

0
66

Une semaine après sa sortie officielle, l’ALCP (alliance chrétienne pour le progrès), un nouveau-né du microcosme politique congolais, vient de dévoiler son plan d’action pour la conquête du pouvoir.

C’était au cours du point de presse qu’a animé son président national Claver Pashi Lumana, le samedi 30 septembre dernier, que les grandes lignes de ce plan ont été rendues publiques.

            Claver Pashi a d’abord stigmatisé la mauvaise gouvernance du pays, marquée par des mauvaises combines des acteurs politiques qui donnent l’impression de ne pas être préoccupés par le sort du peuple mais plutôt par leurs propres intérêts, pour tirer la sonnette d’alarme.

            Face à la situation, il a fait savoir que l’Alcp est un parti de « renaissance » comportementale par le renouvellement des hommes et femmes appelés à gérer les affaires publiques.

Pour ce faire, l’Alcp lutte pour la rupture avec le passé sombre de notre pays en vue de redorer l’image ternie du pays par la restauration de la gestion rationnelle de l’Etat.

            Dénonçant la mauvaise gestion de la majorité au pouvoir et la collusion de l’opposition parlementaire avec celle-ci, Claver Pashi choisit la troisième voie. Celle qui privilégie la morale chrétienne, la gestion rationnelle des affaires publiques et le respect des droits humains.

            Pour y parvenir, l’Alcp refuse de « souscrire ni à la gestion calamiteuse de ceux qui sont au pouvoir ni à l’opposition politique dite constitutionnelle, opportuniste, divisée et incapable de s’assumer pour l’intérêt du peuple congolais qu’elle est censée représenter », soutient son président national.

            Avant d’insister sur la nécessité de mettre en place une gestion rationnelle qui privilégie le bonheur du peuple congolais et le développement national.

            «Notre message est celui d’appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté qui veulent l’image ternie de notre pays et de notre peuple ».

            Cette prise de position de l’Alcp est justifiée par la succession des antivaleurs (corruption, concussion, népotisme, régionalisme, tribalisme, viol, vol, violation des droits de l’homme, etc.) dans la gestion des affaires de l’Etat. Ce depuis le coup d’Etat du président Mobutu jusqu’à ce jour.

            Invité à se prononcer sur ses intentions politiques en rapport avec les échéances électorales de 2011, Claver Pashi promet de le faire savoir au moment opportun. Il s’est occupé à ce jour à l’implantation du parti à travers le pays. L’implantation permettra de découvrir des personnes ressources à même de le représenter à tous les niveaux. Et ces personnes seront tirées des leaders d’opinion dans leurs communautés respectives. 

            Qui est derrière vous pour chercher à bousculer les choses à une année des élections ? Il a répondu : personne. Avant d’ajouter que les moyens du parti proviendront de ses membres.

            Vu le temps relativement cours, il renseigne qu’il misera sur des personnes leaders d’opinion dans la communauté.

Concernant la composition du bureau de la Ceni, il n’a pas mis des gants pour fustiger la prise en otage d’une structure voulue indépendante par des politiciens, à savoir ceux de la majorité présidentielle et leurs collègues de l’opposition institutionnelle.

            Conscient de la sensibilité du rôle à jouer et des conséquences éventuelles en cas de dérapage, il invite d’emblée ceux qui seront désignés à présider le bureau de cette institution citoyenne à se surpasser de leurs formations politiques qui les auront choisis pour se mettre au milieu du village. C’est-à-dire se mettre au-dessus des sentiments d’appartenance politique pour que le processus électoral soit couronné de succès, et que ceux qui échoueront ne recourent point à la violence.

Dom

LEAVE A REPLY

*