Nouveau «désert» à Kinshasa : le quartier Salongo

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RobinetC’est depuis plusieurs semaines que les habitants du quartier Salongo, dans la commune de Lemba, sont privés d’eau.  Enfants, jeunes et vieux, se mobilisent tôt le matin avec des bidons en main pour chercher ne fut-ce que l’eau de source pour leur survie.  Ils vont dans tous les sens, à travers diverses communes environnantes, dans l’espoir de trouver un endroit où puiser de l’eau. Certains ont acheté des citernes rudimentaires pour constituer des réserves de l’eau de pluie. 

            Cette pénurie d’eau a des conséquences sur les ménages. Par exemple, il est difficile en cette période de maintenir propres les installations sanitaires, car ces dernières nécessitent un entretien quotidien avec une grande quantité d’eau. Même se laver devient un véritable problème. Dans le souci d’économiser le peu d’eau puisé avec beaucoup de peine, plusieurs ont pris l’habitude de faire « le demi-terrain ». Avant de sortir, il suffit juste de laver la tête, les membres supérieurs et inferieurs, avec un quart de seau d’eau, pour être ne fut-ce que présentable devant les gens.

Une situation qui se vit dans presque toutes les communes

            Plusieurs communes sont confrontées à cette situation. Dans certains coins, l’eau de la Regideso ne coule qu’au-delà de 21 heures. C’est le cas de la commune de Kinshasa, précisément au quartier Mongala, où la population est obligée de se réveiller aux alentours de 1 heure pour puiser de l’eau. Passées cette heure, les robinets restent à sec. Curieusement, bien que la population ait réduit la consommation de l’eau de la Regideso, cette dernière ne s’empêche pas de lui adresser des factures salées, surtout ceux à qui elle impose des factures forfaitaires.

            La même situation se vit à l’Est de la ville de Kinshasa. Les communes telles que NDjili, Kimbanseke, Masina, vivent le même calvaire. Les habitants du quartier Bahumbu, dans la commune de Kimbanseke par exemple, se plaignent de la pénurie d’eau observée depuis plusieurs mois maintenant. « Même pendant la nuit, l’eau ne coule pas. On pensait qu’avec le retour  de dame la pluie, la situation serait réglée mais sans succès. Nous sommes obligés de boire l’eau de pluie et parfois même celle des puits domestiques, qui de fois n’est pas potable », affirme une habitante du quartier.

            Il revient donc à la Regideso de trouver une solution rapide à ce problème, puisqu’elle le dit dans son slogan : « l’eau, c’est la vie ».

Perside Diawaku

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