Note de la Rédaction

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 La Rédaction du journal Le Phare se réjouit du droit de réponse de M. Edou LOMBO Shango, Administrateur de la DGM à ce jour affecté comme  chef de Division à la direction des frontières de la Province du Sud Kivu au sujet de l’article paru le lundi dernier sous le titre : « Poursuivi pour faux en écriture par le procureur général de la République. LOMBO Shango Edou de la DGM en fuite ».

 Ce droit de réponse appelle tout de même certaines précisions de taille que M. LOMBO semble avoir occultées pour des raisons faciles à comprendre. Tout d’abord, il ne fait pas cas de son grade de chef de division à la direction provinciale des frontières de Bukavu où il a été affecté. Que fait-il ici à Kinshasa alors que son poste d’attache se trouve à 2.000 kms à vol d’oiseau ? Ensuite, il confirme au paragraphe 6 de son droit de réponse qu’il a déserté son propre domicile privé en signant de sa propre main que « c’est ainsi que le DG François BEYA envoie des hommes en uniforme armés jusqu’aux dents pour fouiller ma résidence et procéder à ma recherche partout où je suis supposé me retrancher pour attendre que la justice « la vraie » m’invite pour comparaître ». Autrement dit, il reconnaît qu’il est l’objet d’un mandat d’arrêt lancé à ses trousses par les services compétents, notamment le Parquet Général de la République saisi par la Direction Générale des Migrations au lendemain du rapport d’audition de deux agents de la société minière COTA Mining, à savoir le responsable des Relations Publiques et le Conseiller Juridique qui, du reste, est son propre beau-frère. Ce procès-verbal d’audition existe bel et bien parmi les pièces à conviction des enquêtes pré-juridictionnelles qui seront bientôt mises à la disposition des avocats des parties dès l’ouverture prochaine du procès. Nulle part dans son droit de réponse, M. LOMBO Shango Edou ne fait état de la constitution d’une commission d’enquête mixte composée des conseillers de la Présidence de la République, de la Primature, du Vice ministère de l’Intérieur et de la Direction Générale des Migrations et qui a entendu sur procès-verbal lui-même et les deux agents de la société minière COTA Mining au sujet de la délivrance des 12 faux visas d’établissement à des sujets expatriés pour un montant de 12.200 dollars Us expédiés à M. LOMBO Shango par le biais de la société SAFRICOM. Des responsables de cette société ont été entendus comme ceux de la société DHL grâce à laquelle les 12 passeports ont été acheminés à Kinshasa toujours à M. LOMBO Shango Edou. Des bordereaux existent dans le dossier des pièces. C’est donc sur base de toutes ces pièces que le Parquet Général de la République a lancé le mandat d’arrêt contre M. LOMBO Shango Edou.

 

 Le Phare a toujours été un organe de presse indépendant d’informations générales dans le respect strict des règles de la déontologie et d’éthique professionnelle. Il n’entre pas dans ses intentions de s’acharner gratuitement sur quiconque, fût-il détenteur d’une parcelle des pouvoirs dans tel ou tel service de l’Etat. Que M. LOMBO Shango Edou se tranquillise : il n’a rien fait de mal au Phare pour que sa rédaction mobilise l’un de ses rédacteurs pour le traquer ou prendre fait et cause pour l’un des hauts responsables de la DGM. C’est dans le cadre de sa mission traditionnelle, à savoir le souci d’informer ses lecteurs dont M. LOMBO lui-même, que l’un de ses rédacteurs est tombé sur cette affaire de faux visas d’établissement délivrés par des agents de cadre de la DGM. Et comme par hasard, c’est le nom de LOMBO Shango Edou qui a été cité comme commanditaire de ce trafic illicite et illégal à la suite des aveux spontanés fournis à la faveur de la confrontation de deux agents de cadre de la société minière COTA Mining en sa présence.

 A l’issue de cette confrontation, comme les explications de M. LOMBO Shango n’étaient pas convaincantes, la hiérarchie administrative, notamment la Présidence, la Primature et le Vice ministère en charge de l’Intérieur et Sécurité  ont instruit la Direction Générale des Migrations d’infliger une sanction administrative de suspension en attendant l’ouverture du procès. Mais si les choses sont allées vite dans le cas de l’Administrateur LOMBO Shango Edou, c’est probablement dans la cadre de la tolérance zéro qui vient d’être lancée par le chef de l’Etat et surtout qu’il n’y a pas longtemps, des lots importants des passeports biométriques ont été volés au niveau du ministère des Affaires Etrangères.

 Un autre élément significatif et qui intrigue, c’est le fait qu’en sa qualité d’Administrateur d’un service de sécurité de l’Etat,  M. LOMBO Shango Edou semble se soustraire de son devoir de réserve en étalant sur la place publique des accusations graves à l’endroit de son chef hiérarchique que Le Phare n’a jamais cité. De même, il s’abstient de dire pourquoi les agents de la Police dépêchés par le Parquet Général de la République munis de deux mandats d’arrêt et de perquisition se sont dirigés au domicile de M. MASUDI, un autre agent de la DGM. C’est parce que ces limiers avaient reçu des informations selon lesquelles il avait déserté son propre domicile privé pour se réfugier chez son collègue MASUDI qui est comme par hasard époux de Mme Marie-Jeanne KIKA, députée de Shabunda. On rappelle que cette affaire est consécutive à la publication du communiqué de presse de l’ONG VSV faisant état de la violation du domicile privé d’une député nationale par des agents de la Police Nationale.

La Rédaction

 

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