Nord-Kivu : la Société Civile lance sa campagne : « Non à la Révision constitutionnelle »

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Société CivileDans une déclaration rendue publique hier dimanche 27 avril 2014, les Organisations de la Société-Civile(OSC) du Nord-Kivu ont déclaré soutenir l’option d’une alternance démocratique en RDC, en lançant la campagne « Non à la Révision constitutionnelle ; Oui à l’Alternance Démocratique au Pouvoir en RD Congo ».

En effet, les 35 OSC signataires ont précisé dans cette déclaration avoir suivi avec un intérêt soutenu la restitution du Séminaire-Atelier des Organisations de la Société-Civile nationale tenu au Centre d’Etudes pour l’Action Sociale (CEPAS) à Kinshasa du 22-23 avril 2014. A l’issue de leur réunion du vendredi, 25 avril à Goma dans la salle de réunion du Bureau oecuménique d’appui au développement (BOAD), elles ont déclaré qu’après tant d’années des guerres et au regard de la restauration progressive de la paix en province du Nord Kivu en particulier et en RD Congo en général, il est opportun de faire respecter scrupuleusement la Constitution à la veille d’élections locales, municipales, provinciales, législatives et présidentielles qui s’annoncent déjà.

Ainsi, elles en appellent à toutes les Organisations de la Société-Civile congolaises et du Nord-Kivu en particulier, l’Union Africaine, la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, l’Organisation de Développement des Pays de l’Afrique Australe (SADC), l’Organisation des Nations-Unies, l’Union Européenne, à se joindre à elles, afin de préserver les valeurs démocratiques en RDC et barrer la route à toute velléité de révision constitutionnelle quelle qu’elle soit et/ou toute prolongation des mandats législatifs, du président actuel. D’où la Campagne « Non à la Révision constitutionnelle ; Oui à l’Alternance Démocratique au pouvoir en RD Congo » lancée ce vendredi 25 avril 2014 à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.

Il convient de noter que, selon les tenants de l’anti-révision constitutionnelle, les inconvénients d’une telle option, c’est le risque d’une guerre civile, de rupture démocratique, d’handicap à l’alternance politique et la dérive dictatoriale. « Déjà, les élections de 2011 étaient organisées de telle manière que le président de la République n’en avait pas tiré de légitimité. Des missions d’observation, dont le Centre Carter et la Mission d’observation électorale de l’Union Européenne (MO-UE), le scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre 2011 ont été entaché d’un nombre considérable de dysfonctionnements, d’irrégularités et de tricheries. L’opinion publique l’avait sévèrement critiqué et dénonçait notamment ‘le manque de crédibilité’ et le ‘manque de transparence et les irrégularités’. La débâcle était telle que la MP avait créé sa propre cellule de règlement des conflits électoraux » ont-ils illustré.

     Tshieke Bukasa

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