Le Nepad exhorte les Etats africains  à renforcer leurs coordinations

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L’Agence du Nepad (Nouveau partenariat pour le Développement de l’Agriculture en Afrique), a organisé, du  jeudi 21 au vendredi 22 juin 2018 à Nairobi, au Kenya, un atelier de planification et de consultation dans le cadre de l’agriculture intelligente face au
climat pour promouvoir un partenariat et un réseau opérationnel au
niveau continental.

On a noté la présence, à l’Hôtel Hilton d’une cinquantaine de participants venus de différents Etats membres. L’objectif général poursuivi était de consulter les différentes parties prenantes afin de favoriser et de faciliter le partage des expériences d’Alliances
Intelligentes face au Climat (AIC) en Afrique aux niveaux régional et national ainsi qu’à celui des réseaux.

Les objectifs spécifiques de l’atelier étaient de permettre aux
participants d’avoir une compréhension élevée de chaque AIC (Alliance
Intelligente face au Climat) ; d’identifier les mesures de soutien
pour renforcer la collaboration avec l’Alliance  en Afrique ; de
développer un plan de travail de deux ans (2019-2020) ; d’examiner
les principaux progrès réalisés au sein de chaque AIC ; d’identifier
les nouveaux domaines de collaboration et activités à entreprendre ;
de promouvoir les processus opérationnels en Afrique et, enfin, de
préparer les données en rapport avec le 3ème forum de l’Alliance
Intelligente face au Climat qui, sauf imprévu, se tiendra en septembre
prochain.
Kwame Ababio, Responsable du Programme du Changement Climatique
(Program Officer Climate Change) au sein de l’agence du Nepad, a
donné, dans son mot d’ouverture, un aperçu de l’engagement de l’Agence
du Nepad dans la CSA (Climate Smarte Agriculture). Il a, à l’occasion,
loué l’appui des experts de la SADC, de la Cedeao, de la Ceac, des
Ong, de la société civile et des délégués des communautés  économiques
régionales (CER), avant de rappeler la nécessité, pour toutes les
parties prenantes, de travailler en synergie.
Il a indiqué qu’une alliance est une plate-forme de coordination
agricole basée sur des expériences nationale, régionale ou
continentale.il a signalé que l’idée de création de l’Alliance CSA
Afrique (alliance of the Climate Smart Agriculture alliance- ACSAA )
remonte à 2015, en marge du 31ème Sommet de l’Union Africaine de
Malabo tenue en 2014. Les gouvernements africains avaient en effet
compris l’importance vitale de l’agriculture pour leur développement
et le changement climatique. C’est ainsi qu’ils avaient recommandé au
Nepad d’opter pour  la vision 25 x 25, cad avoir au moins 25 millions
de ménages de petits exploitants pratiquant l’agriculture intelligente
face au climat d’ici 2025.
Kwame Ababio a également relevé que le secteur agricole représente
plus ou moins 30 % des revenus des populations au niveau continental.
S’agissant de la vision 25 x 25, elle devrait se faire à trois
niveaux : national, régional et continental. Il faudrait, selon lui,
passer à tout prix par l’identification des actions à mener, notamment
l’analyse, la mobilisation, le financement, la recherche de
l’innovation, etc.
Il sied de souligner que l’agriculture et le climat sont deux
facteurs intimement liés. L’atelier de Nairobi s’est essentiellement
focalisé sur la planification et la consultation des alliances
intelligente face au climat (AIC). Signalons par ailleurs que quelques
alliances ont été passées en revue, entre autres celles de la
Tanzanie, du Niger, de la Zambie, etc.
Pour rappel, « l’agriculture intelligente face au climat (AIC) » est
une nouvelle approche permet de définir les mesures nécessaires pour
transformer et réorienter les systèmes agricoles dans le but de
soutenir efficacement le développement de l’agriculture et d’assurer
la sécurité alimentaire face aux méfaits du changement climatique.
Il faut noter qu’elle vise trois résultats : l’augmentation durable
de la productivité et des revenus agricoles ; l’adaptation et le
renforcement de la résilience face aux impacts des changements
climatiques et la réduction et/ou la suppression des émissions de gaz
à effet de serre à travers le processus de leur atténuation.
Melba Muzola
(Envoyée spéciale)