Négociations de Kampala : José Makila est formel, d’abord le dialogue national

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Que peut-on attendre de la rencontre de Kampala ? Rien du tout, il s‘agit tout simplement d’une messe noire qui va accoucher d’une souris, a indiqué au Phare José MAKILA depuis Dallas aux Etats-Unis d’Amérique où il se trouve en visite familiale. Le président national de l’Alliance des Travaillistes pour le Développement (A.T.D.) et du groupe parlementaire des Libéraux, Démocrates et Socialistes (G.P.L.D.S.) est convaincu que coincé et ayant perdu toute crédibilité tant sur le plan national qu’international, Joseph KABILA a tout intérêt à se remettre en cause au cours d’un dialogue inclusif, franc et patriote sous la direction d’une personnalité expatriée, neutre et indépendante en vue de refaire la cohésion nationale.

 C’est à l’issue de ce dialogue que les Congolais pourront regarder droit dans les yeux les mercenaires rwandais cachés sous couvert de ce fameux M23 pour démolir leurs fausses revendications. En clair, des revendications qui visent la balkanisation du territoire national nous légué par nos ancêtres, a souligné José MAKILA. Il faut d’abord régler la question de la vérité des urnes avant d’en finir avec les aventures nocives des régimes rwandais et autres ougandais accusés par la communauté internationale d’armer, de recruter et d’accorder des appuis diplomatiques au M23, a-t-il soutenu.

            Il est quand même étonnant et scandaleux de voir des Congolais placer le destin de leur pays entre les mains des commanditaires de ce plan de balkanisation. Comment des Congolais peuvent discuter des affaires de leur pays sous la modération d’un plénipotentiaire d’un Etat impliqué jusqu’au cou dans les pillages, massacres, viols, destructions méchantes, déplacements forcés des centaines des milliers de leurs compatriotes ? Comment des congolais peuvent-ils aller chercher des armes et des mercenaires au Rwanda et en Ouganda pour obtenir le rapatriement de leurs compatriotes réfugiés dans ces deux pays ? Pour revendiquer le découpage territorial, faut-il prendre des armes et engager des mercenaires au Rwanda et en Ouganda ? Pour rapatrier 50.000 compatriotes tutsi, faut-il condamner en errance plus de 400.000 autres compatriotes hutu ? José MAKILA rappelle ici les propos de son compatriote Enoch RUBERANGABO prononcés du haut de la tribune du centre des conférences de Munyonyo près de Kampala où se tiennent ces discussions sur cet accord signé le 23 mars 2009 entre le gouvernement  et le C.N.D.P. de Bosco NTAGANDA, reconnu plus tard comme un sujet rwandais par la Cour Pénale Internationale qui a relancé un mandat d’arrêt à sa charge.

Cohésion nationale en jeu…

            Comment en appeler à la cohésion nationale lorsqu’on continue à détenir dans les prisons sans motif valable des compatriotes sur la base des décisions judiciaires iniques ? C’est le cas de CHALOUPA, KUTINO, MOKIA, etc.… Comment en appeler à la cohésion nationale lorsqu’on condamne à l’exil Roger LUMBALA ? Entre ce député élu de Mbuji-Mayi et ceux qui ont signé cet accord du 23 mars 2009 et qui négocient aujourd’hui avec ce mouvement sous la modération d’un plénipotentiaire des commanditaires de ce plan de balkanisation, qui peut-on condamner ? Comment en appeler à la cohésion nationale lorsqu’on bloque délibérément le financement de la relance de la Minière de Bakwanga alors que ce fleuron de l’industrie minière en RDC est en mesure de générer pour le compte du trésor public plus d’un milliard des dollars Us l’an ? Comment en appeler à la cohésion nationale lorsqu’on refuse un débat public au parlement au sujet de cette crise de l’Est ? Comment en appeler à la cohésion nationale lorsqu’on refuse de sanctionner les personnalités tant militaires que civiles dénoncées par les experts indépendants de l’ONU pour leur implication avérée dans des trafics illicites des armes et munitions de guerre avec les groupes armés irréguliers ? Probablement dans le but d’apporter de l’eau au moulin des commanditaires de la balkanisation de la RDC au motif que la mauvaise gouvernance des congolais constitue une menace sérieuse sur la sécurité de toute la sous-région. Autant des questions qu’a posées José MAKILA pour démontrer la nécessité d’un dialogue franc et inclusif entre congolais. Car, a-t-il ajouté, l’union fait la force et tant que les Congolais apparaitront divisés sur l’avenir de leur pays, les ennemis leur mettront toujours des bâtons dans les roues.

F.M.      

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