Ne figurant pas dans le tableau des 500 premières universités au Monde : les Congolais pleurent Lovanium

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Et si l’Université LOVANIUM existait encore ! Voilà le cri de colère, de désespoir et de honte que lancent ceux des Congolais qui ont pris ou prendront connaissance du tableau des cinq cents premières universités au monde et dans lequel ne figure aucune université ou institut d’enseignement supérieur de la République Démocratique du Congo. Quelle honte et quelle colère dès lors que la toute première université construite sur le site du Mont Amba en 1954 était considérée jusqu’en 1972 comme le fleuron des universités en Afrique et dont la renommée avait traversé les mers et les océans de la planète Terre ? 

Les congolais ne se pardonnent pas d’avoir perdu ce fleuron-là par la folie des grandeurs et l’absence de vision des autorités politiques de l’époque. Lesquelles considéraient l’élite universitaire comme un adversaire politique à abattre et à mater sans pitié ni considération aucune, cela pour les besoins de la conservation du pouvoir pour le pouvoir. Il est inadmissible qu’un pays aux dimensions continentales et doté d’une culture et d’une tradition universitaire reconnues mondialement ne figure pas sur les cent premières institutions d’enseignement supérieur de la planète.

La RDC a produit des cadres universitaires qui ont fait preuve d’ingéniosité et de compétence dans les pays du Vieux Continent et de l’Oncle Sam par la présence de certains d’entre eux dans des centres de recherche nucléaire, spatiale, astronomique, chimique et physique, sans oublier les domaines de la philosophie et lettres, de la théologie, de la musique, de la culture et des arts. Qui ignore que la RDC continue à exporter des professeurs d’universités dans les pays voisins de l’Est, du Sud, de l’Ouest et du Nord du continent ainsi que de l’Occident ? Il est donc inconcevable que le pays qui regorge en son sein de hauts cadres universitaires n’aligne pas une seule institution supérieure dans ce tableau. Cela, parce que pendant plus de trois décennies, le domaine de l’éducation a toujours été le cadet des soucis des régimes politiques qui se sont succédé à ce jour. Il suffit pour cela de jeter un regard sur le budget alloué annuellement au secteur de l’éducation : une véritable misère par rapport à ce qui se passe ailleurs alors qu’il est établi que c’est ce domaine qui va déterminer le niveau de développement d’un pays. A ce rythme, il ne faudra pas s’étonner que dans les prochaines années, la RDC en arrive à importer des professeurs d’université.

Castro   

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