Muzito et la FEC contre-attaquent

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Le panier de la ménagère congolaise a subitement perdu du poids ces derniers jours, suite à la flambée qui frappe les produits de consommation courante : poissons salés, chinchards, poulets, viande de bœuf ou de porc, croupions de dinde, riz, sucre, etc. Interpellé par les remous que suscite pareille situation, à la veille des fêtes de Noël et de Nouvel An, le Premier ministre, Adolphe Muzito, a décidé d’en discuter, hier dans son cabinet de travail, avec une délégation de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), conduite par son Administrateur Délégué, Kalala Mukongo.

Celui-ci s’est fait accompagner de plusieurs opérateurs économiques, notamment ceux concernés par l’importation des denrées alimentaires de grande consommation. La pénurie de ce type de produits sur le marché ainsi que la surchauffe qui touche les étiquettes de ventes ont dominé les échanges entre le Premier ministre et ses interlocuteurs. Les deux parties ont réfléchi sur les voies et moyens d’arrêter sans délai cette flambée des prix et permettre aux consommateurs congolais de passer sans trop de soucis les festivités de fin d’année.

            Le Chef du gouvernement a reçu des opérateurs économiques l’assurance de leur détermination à casser les prix et les maintenir dans des proportions raisonnables, en dépit de la précarité des stocks disponibles pour les chinchards (Mpiodi) et les poulets, en raison de leur rareté sur le marché extérieur.

            Au sortir de leur rencontre avec le Premier ministre, les grands importateurs des produits alimentaires, principalement des surgelés, notamment les délégués d’Orgaman, Socimex, Congo Futur et autres ont fait part aux médias de leur engagement à ne pas verser dans la spéculation.

            L’opinion se réjouit de la promptitude avec laquelle Adolphe Muzito a réagi face à l’agitation qui a commencé à gagner des millions de familles congolaises de Kinshasa et de l’arrière-pays, suite à la complication inattendue de l’équation du ventre peu avant la Noël et la « Bonana ». Ce que les consommateurs attendent impatiemment et dans l’immédiat, ce sont les répercussions positives, dans leurs assiettes, de la contre-attaque contre la surenchère et la spéculation, que viennent de lancer le Premier ministre et la Fédération des Entreprises du Congo, par le biais des importateurs des denrées alimentaires les plus prisées à l’occasion des fêtes de fin d’année, à savoir le poulet, la viande, le chinchard, le riz, le sucre, etc.

En principe, les consommateurs congolais sont à l’abri du cauchemar des casseroles vides à la Noël et à la Bonana. En tout cas, les interlocuteurs de Muzito ont promis de jouer franc jeu avec lui. Ce vendredi 24 décembre 2010, ce sera le grand test de passage pour les deux parties.

                                   Kimp.

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