Muyaya : «La justice et les médias sont les chiens méchants de la société moderne»

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Patrick-Muyaya-4Le député national Patrick Muyaya et le journaliste Jimmy Mukendi ont animé, hier jeudi 13 mars 2014 à l’Université Révérend Kim de Ndjili,   une conférence sur l’impact des médias sur l’éducation et la pratique du métier de journaliste et de communication en RDC. L’honorable Muyaya, qui est intervenu le premier, a affirmé avoir partagé à plusieurs égards une histoire commune avec l’URKim. Il a déclaré avoir fourbi ses premières armes en journalisme sous l’encadrement du promoteur de cet établissement.

L’orateur a indiqué que la thématique principale des échanges rencontrait son engagement parlementaire. Il a rappelé qu’à l’Université Protestante du Congo (UPC), il avait dernièrement planché sur la place des jeunes dans les défis du développement du pays et épinglé la démographie comme défi à relever par les générations futures.

Les médias  se présentent  aujourd’hui comme « amis et ennemis » dans la mesure où ils constituent  les vecteurs de bonnes et mauvaises choses. Muyaya a retracé les origines et l’évolution des médias, citant au passage les noms des pionniers.

« Les médias peuvent révolutionner notre vie, autant ils peuvent la perturber », a-t-il précisé.

« Notre société  actuelle marquée par les nouvelles technologies des NTIC est caractérisée par le changement perpétuel et l’augmentation permanente des choix possibles ( marché , consommation) », a-t-il souligné.

Multiplicité des canaux

 

«Face à la multiplicité des canaux médiatiques et des messages dont nous disposons, les questions du tri et de la qualité des informations se posent avec acuité.  Le foisonnement des médias ne contribue pas beaucoup au rayonnement de l’éducation en RDC.  Crées souvent par des opérateurs politiques ou des serviteurs de Dieu, les médias n’accordent pas une grande place à l’éducation. L’éducation aux médias est définie comme une éducation critique  à la lecture des médias, quel que soit le support. L’éducation aux médias, c’est rendre chaque jeune capable de comprendre sa situation, s’il est destinataire des messages médiatiques », a-t-il souligné.

Le rapporteur adjoint de la Commission des relations extérieures à l’Assemblée Nationale a trouvé des mots justes pour louer le professionnalisme de Jimmy Mukendi, avec qui il avait cheminé ensemble pendant son cursus professionnel.

Dans son exposé, celui-ci s’est appesanti sur les métiers de journalisme et de communication, la différence entre journalisme et communication, les métiers en agence-conseils, en web, citant à  l’occasion les noms de grands publicistes comme Jacques Segela ou des journalistes comme Alexandrine Civard.

Les questions des étudiants se sont focalisées sur l’existence ou non d’une politique des mass médias en RDC, de la propension des députés à s’occuper plus de leurs émoluments que des conditions salariales des gagne-petits ou du rôle joué par les médias dans le développement du pays.

Reprenant la parole, l’honorable Muyaya a fait observer que l’Etat accorde une importance réelle   aux médias à travers un ministère de tutelle, que les députés sont élus pour voter des lois. Toutefois, en raison des conditions précaires de la population, les élus du peuple sont contraints de s’intéresser aux besoins sociaux de base. A son avis, la justice et les médias sont considérés comme les « chiens méchants » de la société moderne.

Le  Secrétaire général académique de l’URKim, Avelin M’bap, dans son mot de circonstance, a souligné l’importance de la journée scientifique initiée par la faculté de la Communication de son établissement.

Jean- Pierre Nkutu 

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