«Mundongo Magazine» à la portée de tous à 300FC

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Pour répondre aux attentes du public, dont la majeure partie croit que la bande dessinée est un produit de luxe, le dessinateur et caricaturiste Claude LEGWEN  vient de mettre sur son marché son œuvre intitulée « Magazine Mundongo ». L’auteur vise à promouvoir la culture de la lecture, mais aussi à peindre la société kinoise dans sa globalité. Et pour faciliter  son acquisition à tout le monde, le prix est fixé à seulement 300fc dans les espaces publics. Le point de vente principal est situé sur l’avenue Kalembele 186, dans la commune de Ligwala.

Le premier numéro  comporte deux parties. La première raconte l’histoire  d’un père de famille pris sous l’emprise du « Zakalaha », une pratique mystérieuse qui emprisonne les amoureux.

En effet, cette pratique, qui éveille la curiosité de bon nombre de personnes, est utilisée le plus souvent par les filles, pour conquérir les cœurs de leurs compagnons en les rendant follement amoureux d’elles, de sorte qu’ils  deviennent incapables d’aller voir ailleurs.

A travers cette histoire, l’auteur lance un message interpellateur sur la nuisance de cette pratique qui porte atteinte à la volonté humaine. L’homme, dans sa nature, a-t-il vraiment  le droit de manipuler les sentiments de son prochain, jusqu’à le rendre inconscient de ses actes ?

Partant de la définition la plus primitive de l’amour, qui est un sentiment profond visant  l’épanouissement  intégral de l’autre, est-ce juste de garder son compagnon prisonnier sous prétexte de l’aimer ? N’existe-t-il  pas une autre façon de conquérir le cœur d’une personne sans recourir au « Zakalaha » ? Peut-on garder la conscience tranquille tout en sachant que sa relation amoureuse est fondée sur une pratique qui sort du naturel ?

Voilà nombres d’interrogations de l’auteur de cette bande dessinée pour réveiller la conscience collective et dire non à cette pratique fétichiste.

Un musicien voyou

La deuxième partie de cette brochure intitulée « Muzikana », se focalise suir l’histoire d’un jeune chanteur habitant dans un des quartiers de la place qui, profitant de sa popularité, s’est  aventuré à engrosser une fille.  Abandonnée à son triste sort par celui-ci et sa famille, la future maman ne savait plus à quel saint se vouer.

L’auteur, à travers ce récit, invite les jeunes au sens de responsabilité. Aux  artistes,  il est recommandé de soigner leur image, car il n’y a pas de sot métier.

Perside DIAWAKU