Mukonkole : les vacances de tous les dangers !

0
28

Le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat) est en congé statutaire depuis le 15 juin 2010. Et, c’est le jour même de la clôture de la session ordinaire dite de « mars » que la Cour Suprême de Justice a décidé de mettre un terme à la détention préventive du député National Martin Mukonkole, sous la formule de l’assignation à résidence. Mais, l’arrêt de la haute cour était assorti d’une incisive fort embarrassante pour ce parlementaire, en ce qu’il était précisé que la durée de sa remise en liberté en devait pas excéder celle de la session en cours.

Autrement dit, la justice ne reconnaissait au prévenu Mukonkole l’immunité liée à son statut que le temps des travaux de la session.

D’où, flairant un piège de nature à amener l’organe de la loi à saisir à tout moment de leur client, pendant ses vacances parlementaire, les avocats du député national ont-ils de nouveau saisi la Cour Suprême de Justice aux fins d’obtenir une réponse au sujet de sa détention préventive, le délai légal de sa remise en liberté ayant expiré.

Curieusement, hier mercredi 23 juin 2010, l’audience tant attendue n’a pu se tenir. On croit savoir que ce rendez-vous manqué serait lié à la grève qui affecte l’Administration publique, dont les magistrats et leurs auxiliaires (greffiers, secrétaires dactylographes, opérateurs de saisie, huissiers de justice) font partie intégrante. En raison du flou qui entoure son dossier judiciaire, Martin Mukonkole risque de passer des vacances parlementaires de tous les dangers, peut-être dans une nouvelle résidence surveillée dont on ignore le décor.

Il convient de noter que l’intéressé est poursuivi, depuis le 25 mai 2010, dans une affaire de voitures volées, où il est accusé de recel, vol et associations de malfaiteurs, aux côtés d’un magistrat et de deux vendeurs des engins présumés volés.      

                                   Kimp.

 

LEAVE A REPLY

*