Moubarak condamné à perpétuité, Charles Tylor à 50 ans de prison : Nous sommes tous mortels !

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L’ancien président égyptien Hosni Moubarak, évincé du pouvoir par des soulèvements populaires il y a plus d’une année, vient d’être condamné à perpétuité par la justice de son pays. Soit quelques jours après la condamnation à 50 ans de prison d’un autre ancien chef d’Etat africain par le Tribunal Pénale International pour la Sierra Léone. Il s’agit de l’ancien président libérien Charles Taylor, à qui la justice internationale reprochait de multiples crimes commis en Sierra Leone.
 
Comme on le voit, cinquante ans de prison pour quelqu’un ayant déjà franchi le cap de démi-siècle d’âge équivaut ni plus ni moins à une condamnation à perpétuité.
Cette double condamnation de deux anciens présidents africains doit interpeller quiconque, particulièrement les dirigeants africains pour qu’ils sachent que lorsqu’on détient le pouvoir, on ne devient pas extraterrestre ou on cesse d’appartenir à la race humaine.
Certes, la différence avec le commun des mortels est peut-être en termes de responsabilité en ce qui concerne laz fonctions, les privilèges, et décisions. Mais, cela ne doit pas constituer la raison pour déconsidérer ses semblables en leur réservant n’importe quel traitement.
Comme cela est souvent de coutume en Afrique, Hosni Moubarak n’avait pas travaillé de manière à améliorer les conditions carcérales en Egypte. Il est rattrapé aujourd’hui par sa turpitude.
Voilà pourquoi, il est important non seulement de ne pas se comporter de n’importe quelle manière parce qu’on a le pouvoir mais également de savoir améliorer les conditions dans des prisons. 
Car, personne ne peut prédire de quoi ses lendemains seront faits. Surtout quand on se permet de maltraiter les autres oubliant qu’on est tous mortels.
Arrivé au pouvoir à la faveur de l’assassinat du président Sadate en 1981 dont il était l’adjoint, Hosni Moubarak s’est vraiment amusé de l’impérium en comptant sur les soutiens extérieurs, notamment des puissances étrangères sans se soucier du  sort de son peuple ! 
En plus, il ne pouvait en aucun moment s’imaginer des soulèvements tels ceux de la célèbre place Tahrir qui l’ont fait tomber, malgré ses multiples tentatives de vouloir se maintenir au pouvoir. On rappelle que le Maghreb était l’unique région africaine qui n’avait été touchée par le vent de la perestroïka de 1989 qui avait fait écrouler le mur de Berlin, et provoqué des vagues de conférences nationales en Afrique le pouvoir était marqué dans la plupart des pays par le monopartisme.
De même, Charles Taylor, en commettant des exactions de tous genres dans un pays voisin puisqu’il voulait étendre son hégémonie, ne pouvait pas s’imaginer qu’un jour la justice allait le rattraper. Ce, en dépit de tout ce qu’il avait commis comme massacres dans son propre pays, le Libéria, pour chasser Samuel Do du pouvoir.
Aujourd’hui, après sa chute et sa condamnation par la justice internationale, l’homme doit nécessairement regretter les forfaits commis et se rendre à l’évidence que : « nous sommes tous mortels ».
 
Dom

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