La Monusco quittera la RDC une fois sa mission accomplie

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Le discours du président congolais à la 72ème assemblée générale de
l’Organisation des Nations Unies à New York, et le rapport sur la
situation de droits de l’homme en RDC, tel que présenté au 36ème
sommet du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, à Genève, étaient au
centre des échanges de la conférence de presse des Nations Unies
d’hier mercredi 27 septembre 2017 tenue au quartier général de la
Monusco dans la commune de Gombe.
Questionnée sur la réaction de la Monusco suite au message du
président congolais sur le retrait cette mission dans le pays,
Florence Marshal, porte-parole ai de la Monusco, s’est référée à la
déclaration de ce dernier, rappelant qu’un dialogue stratégique est
engagé depuis un moment entre les deux parties en vue d’un processus
graduel.
Elle a par ailleurs rappelé que la mission des Nations Unies n’est
pas destinée à perdurer  dans le pays. Une fois que sa mission sera
accomplie, le Conseil de Sécurité de l’ONU décidera de son départ.

La
porte-parole ai de la Monusco a également expliqué que le fait pour le
président Kabila d’indiquer que la Monusco ne devrait pas rester
indéfiniment dans le pays n’est pas synonyme de son expulsion,
contrairement à ce que d’aucuns penseraient. Et que le processus de
discussion engagé  depuis sur la question entre le gouvernement et la
Monusco est bien encadré, notamment par la Résolution 2348 du Conseil
de Sécurité.
Pour ce qui est du rapport sur la situation des droits de l’homme en
RDC, le coordonnateur adjoint du Bureau Conjoint des Nations Unies aux
Droits de l’Homme, répondant à une question sur la conformité des
faits décrits dans ce rapport avec la réalité sur terrain, a expliqué
que l’état des lieux tel que présenté au 36ème sommet  du Conseil des
droits de l’homme par le Représentant spécial du Secrétaire général de
l’Onu en RDC est plutôt proche de celle décrite par le président
congolais lui-même lors de l’assemblée générale et la ministre des
Droits Humains à ce sommet.
L’autre question abordée au cours de la conférence de presse est
celle de la déclaration de la Conférence Episcopale Nationale du Congo
(CENCO) rejetant toute idée d’un troisième dialogue dans la mesure où
l’Accord politique du 31 décembre souffre à ce jour de sa non
application à 90%.
Ici, Florence Marshal a rappelé une fois de plus la position des
Nations Unies qui insistent sur une mise en œuvre effective et à temps
de l’Accord du 31 décembre 2016, le seul moyen pour la RDC de sortir
de la crise dans laquelle elle est plongée.  Cette mise en œuvre
effective, a-t-elle renchéri, passe notamment par la publication du
calendrier électoral qui tarde à venir jusque là.
Myriam Iragi