Monusco : « Si nous devons protéger Moïse Katumbi, nous le protègerons… »

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moiseKatumbiAu cours de la conférence de presse hebdomadaire d’hier mercredi 27 avril 2016, le porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RD Congo (Monusco), Charles Bambara, a répondu à une question de la presse liée à la requête du regroupement politique dénommé « G7 » sur la sécurisation de son candidat à la présidentielle, Moise Katumbi Chapwe. « Le mandat de la Monusco est globalement clair sur un certain nombre de points, notamment sur la protection des civils, qu’ils soient de la Majorité ou de l’Opposition. Si nous devons le protéger, nous le protègerons… » a-t-il d’emblée annoncé.

Rappelant une des recommandations de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, Charles Bambara a rapporté les vives préoccupations exprimées face au rétrécissement de l’espace politique en RDC qui s’est traduit par des arrestations et détention des membres de l’Opposition politique et des représentants de la Société civile ; et par des restrictions imposées aux libertés fondamentales comme celles d’expression et d’opinion. « Je crois que nous nous situons un peu dans ce cadre là et le Conseil de sécurité, par anticipation face aux premiers signes qu’il avait remarqués, avait jugé d’inscrire clairement ce point dans la Résolution » a-t-il martelé.

Au sujet des manifestations de l’Opposition organisées le week end dernier, Charles Bambara a confirmé qu’il y a eu la présence dissuasive de la Monusco à cause de quelques préoccupations sécuritaires exprimées par des militants. « Cette présence des confrères de la Monusco a permis peut être d’éviter le pire. Nous allons continuer à assurer, par notre présence effective dans différents lieux, la sécurité pour dissuader les forces de l’ordre,
qui ont certes le devoir de contrôler les excès de la foule… » a-t-il précisé, avant de promettre d’examiner la requête du G7 sur la sécurisation de Moise Katumbi.

Nord-Kivu : toujours la poudrière

Au Nord-Kivu, la situation sécuritaire demeure précaire et volatile dans les territoires de Beni, Lubero, Walikale, Masisi et Rutshuru.

D’après le porte-parole militaire de la Mission, le colonel Martin Kodjo Amouzou, l’armée congolaise, soutenue par la Force de la MONUSCO, poursuit ses opérations militaires visant à la neutralisation de tous les groupes armés encore actifs dans les territoires susmentionnés.

Dans le territoire de Beni, par exemple, les éléments réfractaires de l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF) continuent de mener des attaques contre les troupes des FARDC.

Dans la semaine du 16 au 22 avril 2016, un convoi d’approvisionnement des FARDC est tombé dans une embuscade tendue par des présumés éléments de l’ADF sur l’axe Kimbau-Abialose, à approximativement 10
kilomètres au Sud-est d’Eringeti.

Dans le territoire de Lubero, la récurrence de l’activisme des éléments appartenant à la coalition FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) – UPCP (Union des Patriotes Congolais pour la Paix) – Mayi-Mayi La Fontaine, continue de représenter une menace sérieuse à la protection des populations civiles, et constitue une
préoccupation majeure quant à la situation sécuritaire dans la région.

Dans le territoire de Walikale, la récurrence de l’activisme des éléments appartenant à la coalition Mayi-Mayi PARECO (Patriotes Résistants Congolais) – Mayi-Mayi Nyatura contre les populations civiles, a été rapportée, ainsi que des combats entre deux factions rivales du groupe Mayi-Mayi Nduma Défense du Congo (NDC).

Dans le territoire de Masisi, des éléments des FDLR et ceux du groupe Mayi-Mayi Nyatura, poursuivent des exactions contre les populations civiles.

A Rutshuru, des troupes des FARDC soutenues par la Force de la MONUSCO, poursuivent leurs opérations contre les éléments des groupes armés actifs.

Le 21 avril 2016, des troupes des FARDC ont lancé des opérations contre les positions des éléments du groupe Mayi-Mayi Nyatura, situées dans les localités de Kihondo (5 kilomètres au Sud de Nyanzale) et Mulimbi (4 kilomètres à l’Est de Tongo), capturé six (06) insurgés et détruit deux (02) camps de ce groupe armé.

Tshieke Bukasa