Mont Ngafula craint d’autres attaques de succursales des banques

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Avec leur position géographique éloignée du centre-ville et des commissariats de Ngaliema et de Mont Ngafula, certains quartiers de ces deux mairies constituent des cibles faciles pour les braqueurs et autres membres de la pègre kinoise. Tel est le cas de la Cité Mama Mobutu, la Cité Pumbu et la Cité Verte. C’est d’ailleurs dans ce secteur qu’on enregistre depuis des années, le taux le plus élevé de braquage des véhicules et des vols à main armée dans des maisons d’habitation.

 

         A la base de cette fièvre d’inquiétude généralisée, on rappelle le hold up perpétré la semaine dernière dans une agence de transfert des fonds de la Cité Mama Mobutu. Selon des clients qui s’étaient rendus dernièrement à l’agence AFATA pour retirer quelques fonds ou pour en envoyer aux membres de famille ou aux partenaires commerciaux basés à l’intérieur du pays, les bandits ont frappé en pleine journée, sans crainte des accrochages éventuels avec la police. C’est dire qu’ils connaissaient la topographie du coin et les quelques points de présence policière.

         Ils sont arrivés vers 13 H, en tenue civile, raconte un témoin qui se trouvait à une centaine des mètres de l’agence. Pendant qu’il achetait des cartes prépayées à une maison de communications, il a vu une jeep de marque Mitsubishi de couleur noire garer devant Afata. Quatre solides gaillards en sont descendus et se sont introduits à l’intérieur de l’agence. Des minutes plus tard, ils sont ressortis et repartis dans un crissement des pneus qui a suscité des frayeurs. Et un autre témoin avancera que les travailleurs de l’agence désemparés criaient aux voleurs. C’était trop tard. Car, le véhicule des malfaiteurs avait quitté précipitamment la cité Mama Mobutu pour une destination inconnue. Et comme les piétons ne faisaient pas tellement attention, ils n’ont pas retenu le numéro de la plaque minéralogique du véhicule.

         Pour un travailleur présent lors de cette attaque, après leur incursion dans cette agence, les bandits ont braqué d’abord les clients qui attendaient d’être servis, avant de se diriger vers la caisse où étaient entreposés  des fonds. Ils ont menacé tout le personnel de l’agence, avant d’emporter comme butin, la somme de 2.701.000,50 FC et 2.860 dollars américains. Aujourd’hui qu’ils sont en cavale, les limiers du Bataillon de la police d’investigations criminelles sont sur leurs traces. L’audition à laquelle ils ont soumis tous les travailleurs au lendemains de cette agression, leur a certainement permis de se faire idée exacte sur l’identité probable des brigands qui n’en sont pas à leur premier forfait du genre, et qui ont frappé à visages découverts.

         Car, l’on sait aussi qu’ils ont opéré en moins de trente minutes comme s’ils avaient tout chronométré, pendant que le moteur de leur véhicule tournait au ralenti. Au niveau de la police, l’on doit se poser mille et une questions de savoir qui sont ces malfaiteurs qui une fois de plus, ont repris le safari des attaques des agences de transfert des fonds de la ville de Kinshasa. D’où viennent-ils ? Ne sont-ils pas les mêmes brigands qui, il n’y a pas longtemps, avaient fait trembler les agences de transfert de fonds de la plupart des banques commerciales de la capitale ? S’il s’avérait que ce sont les mêmes membres de la pègre appréhendés pour des faits similaires et qui se retrouvent en liberté, la grande question serait celle de savoir qui les a libérés et pour quel motif, alors qu’ils n’étaient pas encore traduits devant les cours et tribunaux militaires, ni jugés et donc, non condamnés ? Un mystère entier pèse sur la situation de plus de 15 brigands qui s’étaient illustrés dernièrement par une série des braquages des agences de transfert des fonds de la plupart des banques commerciales de Kinshasa. Les craintes émises par certains observateurs semblent se confirmer, avec les attaques de  quelques établissements de crédit.

J.R.T.        

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