Monsengwo exhorté à vulgariser les «Actes» de la CNS

0
102

A l’approche des échéances électorales, l’on remarque une véritable course à la montre au sein de certains milieux maffieux qui rivalisent d’ardeur pour produire des documents mensongers, falsifiés et fallacieux dans le but de détruire et de salir gratuitement l’image de marque de certains leaders et partis politiques qui dérangent. Pour donner un semblant de caution à leur sale besogne, ils recourent à certains évènements historiques tragiques qui ont émaillé l’histoire palpitante de ce beau pays.  Notamment le tout premier coup d’Etat suivi de l’assassinat de Patrice LUMUMBA et ses trois compagnons, la rébellion muleliste, la sécession katangaise, l’Etat autonome du Sud Kasaï, la pendaison des quatre martyrs de la Pentecôte, le deuxième coup d’Etat du 24 novembre 1965, l’affaire Mulele, le coup d’Etat monté et manqué, l’affaire major Kalume et consorts, etc.…

Le plus étonnant et douloureux dans ces diverses démarches de vouloir falsifier l’histoire de la RDC, c’est que les initiateurs de cette sale besogne semblent oublier que les archives existent et sont à la portée de quiconque souhaiterait les consulter. Dont notamment les principaux acteurs et autres témoins oculaires qui se recrutent naturellement dans les médias tant nationaux qu’étrangers,  les films, les rapports des missions diplomatiques et particulièrement ceux de l’Organisation des Nations Unies qui a eu la chance d’être toujours appelés au secours pour aider à trouver des solutions pacifiques ou à intervenir militairement dans les opérations de la protection des populations civiles non armées et du maintien de la paix.

La C.N.S. ou musée des archives 

Tout au long de ce forum considéré comme l’occasion propice de la relecture de l’histoire nationale pour baliser l’avenir, les participants avaient mis en place deux commissions jugées très sensibles, notamment celle des Biens mal Acquis et celle des assassinats et violations graves des droits de l’homme. L’ironie du sort, veut que la plupart des membres des bureaux de ces commissions vivent encore et toutes les archives y relatives sont gardées en lieu sûr sans oublier que les rapports y afférents sont détenus par les participants à ce forum, bien entendu les médias et surtout les chancelleries occidentales. On se rappelle l’engouement des professionnels des médias lorsque les bureaux de ces deux commissions dites sensibles annonçaient l’audition d’une grosse légume politique. Ce jour-là, le président de la C.N.S. suspendait les travaux pour permettre à ceux qui le désiraient de suivre même par la voie de hauts parleurs les interrogatoires menés par les membres du bureau à endroit de telle ou telle personnalité. Et pour protéger eles droits de la défense, toute personne physique convoquée avait le droit de se faire accompagner des avocats de son choix.

Parmi les audiences publiques d’audition les plus célèbres, il faut noter celle d’Etienne TSHISEKEDI à la commission des assassinats et violation des droits de l’homme pour répondre de son rôle actif ou passif lors de la pendaison de M.M. Anany Jérôme, Alexandre MAHAMBA, Emmanuel BAMBA et Evariste KIMBA. D’autant qu’il exerçait à l’époque les fonctions de ministre des Affaires Intérieures et Coutumières du gouvernement du Premier ministre, le Colonel Léonard MULAMBA. Au moment où il commençait à présenter ses moyens de défense, un général de l’Armée Nationale, en l’occurrence SINGA Alexandre et le colonel Raymond OMBA, intervinrent pour faire comprendre à la commission que tout au début du régime issu du coup d’Etat militaire du 24 novembre 1965, le domaine de la sécurité tant civile que militaire était strictement réservé aux militaires et que le procès ayant condamné les quatre personnalités avait été dirigé par des officiers militaires de haut rang. Il en fut de même pour d’autres affaires douloureuses comme le coup d’Etat monté et manqué, l’affaire major Kalume, etc.

Par ailleurs, d’autres personnalités convoquées furent confondues par des témoins et documents à l’appui comme consignés dans des procès-verbaux fort édifiants à ce sujet.  Nul besoin de les citer, il suffit d’interroger els archives des rapports de ces deux commissions ultrasensibles. A titre purement illustratif, les Congolais se rappellent la chute en pleine séance plénière de la CNS de l’un des acteurs principaux de l’assassinat de Patrice LUMUMBA que la chronique de l’époque avait présenté comme étant revenu la veille de Gbadolite. Godefroid Munongo n’eut jamais l’occasion de relater les péripéties de cet assassinat odieux qui avait plongé le pays dans une guerre civile avec un bilan lourd de 500.000 morts sans compter des déplacements forcés, des destructions méchantes du tissu industriel, économique et agropastoral de la RDC.

A la commission des biens mal acquis, des interrogatoires ad hoc furent édifiant quant à l’ampleur des dégâts occasionnés et la moindre lecture des rapports y relatifs édifierait ceux qui tiennent à comprendre comment ce pays qui avait le niveau plus élevé sur le plan économique en afrique en 1960. était tombé si bas. Le président et le vice-président de cette commission existent encore, à savoir Me TSHILENGI Wa Kabamba et Lambert MENDE Omalanga. Sans oublier des acteurs politiques de premier plan qui avaient fait partie de cette commission, soit directement ou lors des débats en plénière, notamment les Dr SONDJI et KABAMBA Mbwebwe. Une autre commission non moins importante, c’est celle de l’Ethique dominée par des animateurs du Groupe AMOS dont le professeur Thierry NLANDU et l’Abbé José MPUNDU. Les résolutions produites par elle sont d’une richesse inépuisable pour démontrer comment le pays avait été détruit sur le plan moral, ce  qui a influencé gravement les autres secteurs de la vie nationale. Cela se caractérisa par l’inversion des valeurs, de sorte que la vertu va laisser la place aux vices.

Le cardinal MONSENGWO interpellé

Pou rétablir la vérité historique et tordre le cou à toutes les tentatives de falsification, d’intoxication et de désinformation, il ne reste que l’intervention autoritaire du cardinal Laurent MONSENGWO pour mettre en place une commission technique chargée de réfléchir sur les voies et moyens de produire des recueils contenant toutes les résolutions ainsi que les procès-verbaux des auditions des personnes morales et physiques convoquées par ces deux commissions ultrasensibles. Du fait que c’est bien lui qui avait eu à présider  ces assises historiques qui ont remonté la côte des Congolais, leur permettant de revisiter leur histoire. De sorte à éviter à la jeunesse d’être induite en erreur sur l’histoire de leur propre pays par des milieux mal intentionnés. Comme disait Patrice Emery LUMUMBA : « l’histoire du Congo ne sera écrite ni à Bruxelles, ni à Paris, ni à Washington, ni à Londres, ni à Moscou, mais par des Congolais et au Congo ».

Qui n’a pas été révolté par la remise de la médaille en or de l’Ordre du Héros national L.D. KABILA au patriarche Justin-Marie BOMBOKO alors que c’est grâce à sa signature apposée avec celle de feu Albert DELVAUX sur l’ordonnance de révocation de Patrice Emery LUMUMBA que cet acte de Kasa-Vubu avait été légalisé ?.  Voilà un cas parmi tant d’autres qui ont avili la RDC par la faute et la méchanceté de certains milieux.

F.M.

LEAVE A REPLY

*