Moleka-Kamerhe : le bras de fer se poursuit

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Wivine-Kamerhe-web_0La députée nationale, Wivine  Moleka, élue de la circonscription électorale de la Lukunga dans la ville de Kinshasa, a organisé, le dimanche 02 février 2014, une conférence de presse en vue de livrer à l’opinion les informations sur le dossier initié par son avocat contre Vital Kamerhe, président national de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC)  pour imputation dommageable, atteinte à son honneur, à sa dignité, à sa réputation et à sa considération, lors des législatives de novembre  2011. Ladite conférence a eu pour cadre l’hôtel Sultani dans la commune de Gombe et a été présidée par Me Gérard Ledi Mukoko, avocat de Wivine Moleka. Ce dernier a rappelé à l’assistance  le déroulement des faits depuis le 20 novembre 2011  jusqu’à son évolution actuelle où les deux parties sont attendu ce mardi 04 février 2014 au Tribunal de Grande Instance de la Gombe. Il a de ce fait souligné qu’il est tout simplement question d’honneur et de dignité de sa cliente, qui souhaite naturellement, se voir lavée de toutes ces accusations mensongères soit par un démenti de la part de Vital Kamerhe, soit par la justice,  puisque c’est même sa carrière politique qui est mis en jeux. Me Gérard Mukoko n’a pas omis de signaler que Wivine Moleka, sa cliente, souhaiterait  un arrangement à l’amiable en raison des relations amicales qu’elle entretient avec Vital Kamerhe, auteur de ces accusations.

 

Note synthèse de Madame Wivine Moleka sur l’affaire inscrite sous le RP 23.829/II

Mesdames et Messieurs les journalistes,

 

Mme Wivine Moleka que je représente ici e fait l’obligation de vous inviter en cette journée dominicale afin de partager avec vous des informations sur le dossier que j’ai initié en justice contre Monsieur Vital KAMERHE pour imputation dommageable, atteinte à son honneur, à sa dignité, à sa réputation et à sa considération.

De quoi s’agit-il ?

1. Le 28 novembre 2011, Monsieur Vital KAMHERE, avait adressé une correspondance aux observateurs des  élections du 28 novembre 2011 en République  Démocratique du Congo avec copie pour information à plusieurs personnalités nationales et internationales.

2. A la page 3 de cette lettre, Monsieur Vital KAMERHE accuse ma cliente nommément, je cite : (MBUDI dans la périphérie de Kinshasa, dans la commune de Mont-Ngafula, escortée des policiers qui transportaient des urnes bourrées des bulletins de vote, I’Honorable Wivine MOLEKA s’est présentée avec une forte somme d’argent qu’elle distribuait aux agents électoraux. Révoltée, la population I’a chassée et ses gardes du corps ont réagi en tirant des coups de feu en I’air pour chasser tous les témoins. Conséquence : la population a décidé de ne plus voter et les bureaux ont été fermés ».

3. Nous avons approché Monsieur KAMERHE afin qu’il  puisse démentir ces offenses blessantes, outrageantes, méchantes, car totalement fausses et infondées et  exposant ma cliente au mépris. Monsieur Vital KAMERHE affirmera à l’époque qu’il détenait des preuves de ses affirmations.

4. Face à cette attitude inamicale, nous n’avions qu’une seule voie, saisir la justice afin de I’inviter à exhiber ses preuves ou à contrario à démentir ses propos dans les même termes et suivant les mêmes voies.

5. Le 20/12/2012, l’affaire fut appelée devant le tribunal de paix de Kinshasa/ Ngaliema, juge de domicile de Monsieur KAMHERE. Il releva appel. D’appel ; il va aller en cassation. Le 31/12/2013, nous nous sommes retrouvés devant le tribunal de paix de Kinshasa/Gombe conformément aux voeux de Monsieur Vital KAMERHE qui soutenait que son juge naturel est le tribunal de paix de Kinshasa/Gombe. Ses avocats soulèveront une fois de plus des exceptions de procédure. Le juge lui a donné raison et nous allons nous retrouver prochainement devant le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe. Nous espérons que le tribunal pourra examiner enfin le fond et faire halte aux manoeuvres dilatoires.

Mesdames et Messieurs les journalistes ;

6. Nous avons demandé à Monsieur Vital KAMERHE de prouver ces allégations ou de les démentir auprès de toutes les personnes ampliataires de sa correspondance malveillante, mensongère et outrageante. D’ailleurs, ce fut la base des discussions qui devaient aboutir à un accord à I’amiable qui aurait dû conclure ce dossier. Mais dans I’entretemps, la procédure judiciaire suivait son cours. ll devait s’agir d’un accord pour dire la vérité, de la dire préalablement et par écrit.

7. C’est ma cliente qui a été insultée, décriée, calomniée… lnutile donc de mobiliser le monde entier, les Partis politiques, les acolytes, autour d’une affaire qui ne porte que sur I’honneur et la considération de la femme qu’elle est. Au-delà de tout ça, il ne s’agit pas seulement de son honneur personnel, mais aussi des valeurs de notre démocratie.

8. Accuser sans preuve, refuser de reconnaitre sa faute et surtout de réparer en éludant sa responsabilité…… ne sont pas des pistes susceptibles de crédibiliser notre vie politique. La démocratie a certes comme postulat la liberté, plus précisément la liberté d’expression.

Mais cette liberté d’expression se conjugue avec responsabilité. Un démocrate n’accuse pas sans preuve, et lorsqu’il le fait, il assume ou s’excuse.

Que Monsieur Vital KAMERHE dise qu’il a menti, et rien de plus. Voilà Mesdames et Messieurs les journalistes, tout le sens de notre démarche de ce jour.

Nous avons dit.

SERVICE DE PRESSE

De l’Honorable Wivine Moleka

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