Mokonda : oui au dialogue…non au glissement !

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La Convention des Démocrates Chrétiennes(CDC) a organisé,  hier dimanche 24 mai 2015 dans la commune de Kasa-Vubu, une matinée politique sur les enjeux électoraux. A l’issue de cette rencontre, Mokonda Bonza «Autorité morale»  et Sénateur, s’est prononcé sur la problématique du dialogue politique.

 Selon lui, son parti est favorable à la tenue de ce dialogue, qui est l’une des démarches pouvant mettre fin à la crise politique à laquelle est confronté le pays, à condition que ce dialogue n’ait pas pour finalité la formation d’un autre gouvernement, de peur que cela occasionne un glissement.

Revenant sur les concertations nationales organisées en 2013 par Joseph Kabila, il a fait savoir que selon les informations leur parvenues, le 1er ministre à sortir à l’issue de ce forum devait être de l’opposition.  Ce qui n’a pas été le cas. Il a estimé que la présence de certains opposants n’est qu’une simple formalité d’autant plus que ces derniers exécutent le programme de Matata Ponyo, qui est de la Majorité présidentielle.

D’après lui, la tenue de ce dialogue doit avoir pour finalité l’organisation d’élections transparentes et l’alternance politique, c.à.d. que le Président de la République en fonctions devrait passer le flambeau à son successeur de manière pacifique, après ses deux mandats constitutionnels.

Concernant ces élections, le leader de la CDC a indiqué que le calendrier global proposé par la CENI contient beaucoup de zones d’ombres. A son avis, elle n’a pas réglé les questions fondamentales telles que celle de l’audit du fichier électoral.

A ce sujet, Mokonda a exigé que ce fichier soit actualisé, de sorte qu’il soit crédible et accepté par tout le monde. L’autre problème majeur est que la Ceni n’a pas prévu l’enrôlement de nouveaux majeurs dont le nombre est estimé à plus de 3 millions. Situation qu’il a qualifiée d’inconstitutionnelle car la CENI prive cette catégorie de la population de son droit de vote.

Il a rappelé que la CDC avait proposé, au mois de février, que les élections législatives et présidentielle se tiennent en premier lieu, et que les autres soient renvoyées après 2016.    Mokonda  Bonza a indiqué que la CENI n’a toujours pas déposé au Parlement l’annexe qui doit reprendre le nombre des circonscriptions locales et des sièges par circonscription, afin qu’elle soit examinée.

            L’autre obstacle se situe au niveau du financement des scrutins électoraux, car toujours incertain. D’où, il est difficile de savoir si les élections auront bel et bien lieu ou pas.

S’agissant du refus d’une frange de l’opposition de participer aux élections provinciales, il a indiqué que  la politique de la  chaise vide ne paie pas et que cette position ne va rien changer. Etant donné que son parti vise à conquérir le pouvoir, certains de ses membres ont commencé à déposer leurs candidatures dans les bureaux de réception ouverts à travers le pays.

            Enfin, Mokonda Bonza a invité les membres de son parti à se mobiliser pour affronter les élections à venir, afin que la CDC obtienne plus de sièges qu’en 2011.

Perside DIAWAKU