Mokonda Bonza évoque des mauvais pasteurs

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11-21-2012growingfoodLes magistrats de la Haute Cour Congolaise se sont intéressés au passé où il est dit  que le Chef de l’Etat sortant reste en fonction jusqu’à ce que le président entrant puisse entamer son mandat. Ils ont fait fi de l’article 73 de la Constitution qui fait état de la responsabilité de la CENI d’organiser les élections endéans 90 jours avant la fin du  mandat du président sortant. Par ce fait, ils se sont comportés  comme de nombreux pasteurs qui se réfèrent souvent  à un verset biblique pour asseoir leur prédication. Oubliant souvent que la Bible est l’ensemble  de tous les versets et qu’ils devraient compléter le verset du jour en faisant référence aux autres extraits
bibliques». Remontant dans le passé, le a parlé des prestations de serment du Chef de l’Etat en 2006, 2011, faisant un clin d’œil à l’article 220 de notre Constitution.

Le Chef de l’Etat devrait se rappeler aujourd’hui la phrase clé prononcée en 2006, 2011  : « Je jure d’observer et de défendre les lois de la République…… », a renchéri Mokonda. Le mandat de notre Chef de l’Etat est censé prendre fin le 19 décembre 2016, a-t-il souligné.

Concept honni en démocratie

Pour la Convention des Démocrates, Chrétiens, «il est évident que la Cour Constitutionnelle veut induire le Chef de l’Etat en erreur mais de nombreux sages visibles et occultes censés le conseiller ont l’obligation de se ressaisir pour que le sang ne coule plus en RDC».

Des échos qui nous parviennent du Katanga nous préoccupent et nous osons croire que le numéro un du pays va s’y employer pour que l’administration et la justice fassent correctement leur travail. Un présumé fautif est avant tout une personne humaine et non une bête, a fait remarquer le président de la CDC.

En réalité, le concept « wumela » en démocratie devrait être honni. Obama auréolé d’un bilan globalement positif ne peut se hasarder à s’éterniser au pouvoir au-delà de janvier 2017.

Revenant  sur les élections chaotiques de 2011 avec à la clé le Chef de l’Etat et son principal challenger qui affirmaient tous deux avoir gagné les élections, l’Accord cadre d’Addis Abeba avec comme recommandation principale la tenue du dialogue, les Concertations de septembre 2013 avec au finish le maintien de l’actuel Premier Ministre alors  que le poste devrait revenir  à l’Opposition.

Révélations

En 2015, a rappelé le numéro un de la CDC, le Chef de l’Etat a initié
des consultations en vue de la tenue du dialogue.
Peu enclin à souscrire à une telle démarche d’autant plus que Joseph
Kabila n’en avait pas tenu compte en 2013, des émissaires du Chef de
l’Etat, a révélé Mokonda,  l’ont approché pour l’inviter
individuellement à s’entretenir avec quelques membres du pré carré.
Toutefois, a-t-il affirmé, il est parvenu à se faire accompagner du
secrétaire général et du vice président de son parti au premier
rendez-vous  mais lui et ses pairs ont promis de revoir leurs hôtes.
Au finish, la CDC a écrit une lettre au Chef de l’Etat pour réaffirmer
son refus de prendre part au dialogue.
Quant à la NIC dont il est l’animateur principal, il a signalé qu’il
est vital de former des plateformes en politique pour mieux peser sur
l’échiquier national. Avec la NIC, a prévenu le sénateur, il peut
espérer s’inspirer de l’expertise des aînés comme Engulu ou de la
fougue des jeunes comme Bob Mandungu et consorts.
Jean- Pierre Nkutu