Modeste Bahati met sur le marché un guide d’analyse de ratios prudentiels

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Modeste-Bahati « Les banques africaines face aux défis de la mondialisation économique, analyse prospective du ratio prudentiel en République démocratique du Congo » : c’est le titre du dernier ouvrage de Modeste  Bahati Lukwebo,  mis sur les rayons des librairies et  bibliothèques tant privées que publiques. L’auteur y analyse les méandres du monde financier africain et congolais en particulier.

Edité par L’Harmattan de Paris  et préfacé par Jean-Claude Masangu, gouverneur honoraire de la Banque Centrale du Congo, l’ouvrage est du ministre de Travail  et Prévoyance sociale,  qui avaient occupé par le passé plusieurs fonctions de commandement. Sa parole fait autorité dans beaucoup  de domaines.

 A travers cette publication de 296 pages  reparties sur six chapitres documentés et riches en informations,   Bahati se donne tous  les moyens de ses ambitions  à la fois  de scientifique éprouvé  et d’homme d’Etat  pour  analyser froidement,   sans passion, le système bancaire congolais, surtout le rôle que jouent  les  banques  commerciales dans leurs fonctions d’agents économiques  au cœur de toutes les activités économique et financière au quotidien.

Le professeur Modeste Bahati  qui n’est plus un homme  à présenter sur l’échiquier national  apporte aux chercheurs et aux  étudiants à travers une problématique claire, une hypothèse éprouvée et des méthodes et techniques appropriées,   un éclairage  à la fois théorique et pratique   sur  les règles de gouvernance générale doublées d’une gestion prudentielle des ratios de base qui agissent sur le comportement des banques et présentent des garanties d’application pour les institutions bancaires commerciales de manière générale.  Notamment,     dans cette approche  où les banques  interagissent comme éléments d’intermédiation financière entre d’une part,  le binôme épargnants-prêteurs,  et d’autre part, les investisseurs-emprunteurs.

Ainsi, Bahati fait savoir à travers son étude  qu’au-delà de leurs fonctions primaires d’agents économiques  et face à la dernière crise financière qui a secoué toutes les économies du monde, les Etats tiennent de manière  particulière à la bonne santé de  ce secteur et à son assainissement.

Cela, du fait que tout dérapage dans ce secteur clé affecte de manière  directe  les populations, soit  en termes de pouvoir d’achat, soit en termes d’emplois.   Voici la raison pour laquelle, affirme le prof  Bahati,  une réglementation  rigoureuse doit être exercée de la part de l’Etat en vue de protéger  les épargnants et de s’assurer de la viabilité et de la stabilité du système bancaire national.

Preuve si besoin en était de la pertinence de la problématique abordée dans cet ouvrage et de la contribution non négligeable que  l’auteur apporte pour combler le déficit d’information  qui existe  sur le contrôle de type prudentiel dans le système bancaire congolais à travers les balises et les outils de gestion  mis au point par la Banque Centrale du Congo. A cet effet,  le préfacier reconnaît  que «  cet ouvrage vient à point nommé tant il est vrai que  les établissements  financiers, en RDC ou ailleurs, s’ils constituent les moteurs de viabilité de l’économie réelle, ne demeurent pas moins hantés par le spectre des faillites  bancaires du fait de la montée des risques mal maîtrisés de ces dernières années et des crises financières et économiques récurrentes enregistrées dans le monde bancaire.

         A la fin de la lecture de cet ouvrage bien écrit, simple à comprendre et très pédagogique, initié ou pas, chaque lecteur quel que soit son niveau pourra se faire une idée claire  du monde des banques et de leurs outils de gestion de risque face à une économie mondiale où les règles du marché libre ont été brisées par l’interventionnisme des grandes  puissances économiques sous formes de subventions  ou de facilités en faveur des banques et entreprises de production qui elles trouvent  une justification dans le relâchement du contrôle de gestion interne d’une entreprise.

         Pour rappel, le professeur Modeste Bahati Lukwebo qui a un curriculum  vitae à faire pâlir  avec de nombreux diplômes obtenus dans des universités aussi prestigieuses les unes que les autres, enseigne  sur le plan national  la «Comptabilité des entreprises à succursales multiples»  à l’Institut Supérieur du commerce de Kinshasa. Dans la vie active, il  a déjà été président de la Société Civile du Congo, i co-présidé la commission Finances,  banques centrales et monnaies de la Conférence nationale souveraine, ministre  du budget, de la  Fonction publique et Administrateur  délégué général de la Société Nationale d’Assurances.

VAN   

1 COMMENT

  1. Merci Professeur pour votre bon et loyal service rendu à la nation congolaise ; que tu vive pour toujours au point d’atteindre tes rêves les plus profonds

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