MLC accuse Kinshasa de privilégier les ex-rebelles du M23

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mlc-logo1« Le gouvernement congolais favorise les ex- rebelles du M23 au détriment des autres Congolais éligibles à l’amnistie »:  c’est le  constat fait par le Mouvement de Libération du Congo, au cours d’une rencontre avec les militantes et militants du parti, le dimanche 16 mars 2014 à Mont-Amba.  Occasion pour le Secrétaire général adjoint du MLC chargé  des fédérations, Alexis Lenga, de dénoncer les manœuvres fomentées, selon lui, par le gouvernement pour mettre certains bénéficiaires  de cette loi d’amnistie hors course.

 A cet effet, il a fait remarquer que bon nombre de Congolais comme les membres du MLC, Bundu Dia kongo et les Enyele, ne savent pas à quel saint se vouer pour bénéficier de cette loi d’amnistie promulguée par le Chef de l’Etat, le 11 février après son adoption au Parlement le 4 février.

  « Alors qu’une disposition de cette loi demande aux candidats à l’amnistie de se manifester dans les 6 mois, aucune antenne n’est ouverte pour que les Congolais qui sont en exil à l’étranger, ainsi  qu’à l’intérieur du pays, puissent déposer leurs dossiers… »,  a fait savoir ce haut cadre du MLC, avant de  fustiger la politique de deux poids et deux mesures du gouvernement congolais qui s’arrange à prendre langue avec les gouvernements rwandais et ougandais pour identifier les ex-rebelles du M23 réfugiés dans ces deux pays voisins et éligibles à l’amnistie.

            Il a appelé le gouvernement à vulgariser cette loi d’amnistie et à mettre sur pied une structure et des antennes sur l’ensemble du territoire national  pour enregistrer  tous les  Congolais, sans discrimination, éligibles à l’amnistie.

Pour rappel cette loi d’amnistie stipule que toute personne, auteur, co-auteur  ou complice des faits insurrectionnels commis sur le territoire congolais, dans la période allant du  1er juillet 2003 au 20 décembre 2013, est éligible à l’amnistie.

            Son adoption au Parlement  et sa promulgation par le Chef de l’Etat concrétisent un des engagements pris par le gouvernement congolais, signataire de l’Accord-cadre pour la stabilité de la région des Grands lacs signé en février 2013 à Addis-Abeba.

            En outre        , il convient de signaler que le parti cher à Jean-Pierre Bemba n’a pas vu d’un bon œil la dernière visite de la Procureure de la CPI à Kinshasa, Fatou Bensouda. Alexis Lenga, président du groupe parlementaire  MLC et alliés à l’Assemblée nationale, a accusé cette Gambienne, auxiliaire de la justice internationale, de comploter contre les patriotes congolais et africains.

ERIC WEMBA            

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