Mission réussie pour Kabund aux USA : l’offensive diplomatique de l’UDPS rattrape Kinshasa

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Jean Marc Kabund-a-Kabund, secrétaire General de l’UDPS lors d’un point de presse à Kinshasa ; le 18/10/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Jean Marc Kabund-a-Kabund, secrétaire General de l’UDPS lors d’un point de presse à Kinshasa ; le 18/10/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Revenu au pays le samedi 22 juillet 2017, après un séjour d’environ deux semaines aux Etas-Unis d’Amérique, où il était invité au congrès de l’Internationale Socialiste, Jean-Marc Kabund, Secrétaire général de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), a fait la restitution de son périple américain à sa base, au siège du parti, dans la commune de Limete, hier mardi 25 juillet.

Absent lors du second Conclave du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, suite à plus de 11 heures de vol entre Washington et Kinshasa, il a démarré sa communication en faisant siennes toutes les résolutions adoptées au terme de ces assises.

C’est dans cette optique que Jean-Marc Kabund a appelé les combattants de l’UDPS à répondre positivement aux actions annoncées par le Rassemblement pour obtenir l’alternance au sommet de l’Etat au plus tard le 31 décembre 2017. Il a recommandé aux masses congolaises de se prendre en charge pour contraindre le pouvoir en place de
libérer le processus électoral plombé par des velléités de « glissement » du second et dernier mandat du Chef de l’Etat actuellement en fonctions.

S’agissant de son séjour aux Etats-Unis d’Amérique, Jean-Marc Kabund a relaté son offensive diplomatique contre le lobbying activé par le pouvoir de Kinshasa pour convaincre les puissances occidentales de la nécessité de maintenir le président Kabila à son poste, au-delà du « bonus » de douze mois lui octroyé dans l’Accord du 31 décembre 2016.

D’après lui, ce lobbying faisait croire à une frange de la Communauté internationale que le départ de Joseph Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo équivaudrait au déluge, à l’instar de l’épouvantail agité par les « Mobutistes » au crépuscule du règne de
32 ans du « Président-Fondateur » du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution).

Kabund a assuré les combattants de l’UDPS que sa présence au pays de
l’Oncle Sam lui a permis de balayer d’un revers de la main la thèse
soutenue par le lobbying du pouvoir en place.
Pendant que des millions de Congolais croupissent dans la pauvreté
dans un pays scandaleusement riche, les lobbyistes de la famille
politique du Chef de l’Etat tentaient de faire croire aux partenaires
de la RDC que leurs conditions de vie s’étaient sensiblement
améliorées grâce à leur bonne gouvernance. Statistiques à l’appui, le
Secrétaire général de l’UDPS a démontré la situation sociale des
masses congolaises était catastrophique et que le pays était engagé
dans une descente vertigineuse aux enfers.
Sur un autre registre, cet enfant terrible de la rue Pétunias a
porté un cinglant démenti aux allégations de certains membres du
gouvernement Tshibala faisant état de la connexion entre l’UDPS et les
miliciens de Kamuena Nsapu, très actifs dans le Kasaï Central.
Cet héritier politique d’Etienne Tshisekedi a rappelé que l’UDPS est
restée depuis sa création fidèle à la lutte non violente pour
l’instauration de la démocratie et l’Etat droit en République
Démocratique du Congo. Par conséquent, ce parti n’a pas besoin d’une
milice pour mener son combat pacifique pour le respect de l’Accord du
31 décembre 2016 et la tenue des élections présidentielle,
législatives nationales et provinciales dans les délais prescrits dans
ce compromis politique.
Jean-Marc Kabund a rappelé, au passage, le dernier rapport de l’Ong
Global Witness pour dénoncer l’enrichissement illicite des tenants du
pouvoir en place au détriment des millions de Congolais.
Le clou de cette matinée politique a été l’annonce, par le
porte-parole de l’UDPS, Augustin Kabuya, de l’enrôlement de Félix
Tshisekedi, président du Rassemblement et probable candidat de ce
parti à l’élection présidentielle, dans un centre de Tshangu, le
samedi 22 juillet 2017.

ERIC WEMBA