Mission d’observation électorale de la SADC : Mme Nosiviwe : «Citoyens congolais, vous devez consolider la paix, la démocratie et la réconciliation!»

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Dans un message pathétique adressé vendredi dernier, novembre, au peuple congolais, Mme Nosiviwe Madisa Ngakula, chef de la Mission d’observation électorale de la SADC en RDC, les a exhortés à consolider la paix, la démocratie et la réconciliation.
Elle s’est ainsi exprimée à l’occasion du point de presse organisé par sa mission, au Grand Hôtel Kinshasa. On notait la présence de Dr Salomeo, le secrétaire exécutif de la SADC, et Obed Bapela, chef de mission adjoint de la SADC en RDC.
Sa mission qui est présente à Kinshasa depuis plus d’une semaine, a observé la campagne électorale et relevé plusieurs situations. Mme Nosiviwe a insisté pour qu’elle puisse se poursuivre dans la tolérance, la réserve et sans céder aux provocations.

La SADC, comme elle a eu à le souligner, est venue répondre à l’invitation lui lancée par la CENI et à laquelle le président sud-africain Jacob Zuma a donné une suite favorable. Cette mission va travailler aux côtés d’autres missions pour faire l’observation électorale. Pour ce faire, elle prévoit de quatre bureaux satellitaires qui seront installés à Kinshasa, Mbuji-Mayi, Goma et Lubumbashi et attend 280 observateurs.
En venant soutenir le vaillant peuple congolais, la SADC s’engage à accompagner la Ceni à réaliser un processus électoral avec des élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées.

Si les scrutins de 2011 sont différents de ceux de 2006, ils veilleront pour qu’ils puissent se dérouler dans le calme.
La chef de la mission a souligné le fait que la RDC vient de loin, avant de prévenir qu’il ne faut pas qu’elle rentre en arrière. Mme Nosiviwe fait ainsi allusion aux périodes troubles.

La RDC ne doit pas faire machine arrière dans ce processus électoral

Sa mission répond aux principes de la SADC qui encouragent les pays membres à s’engager à consolider la paix, promouvoir la démocratie et défendre la stabilité dans la région.
Quand elle était ministre de l’Intérieur en Afrique du sud, la chef de la mission a rappelé l’appui que son pays a apporté à la RDC, notamment la réorganisation des services de migrations, le recensement des effectifs de l’armée congolaise.
La SADC connaît les efforts fournis par le gouvernement de la RDC dans le processus de la stabilité du pays et dans la région.
«Nous aimerions apporter notre appui pour que la RDC aille toujours de l’avant», a souligné Mme Madisa Ngakula, qui estime que notre pays a de grandes potentialités. «Il faut œuvrer pour la prospérité de votre pays».

«A la SADC, nous refusons tout ce qui peut vous ramener en arrière. Quand les élections sont organisées dans des intervalles réguliers, c’est une marque de progrès et d’enracinement de la démocratie que nous encourageons».
La chef de la mission a déploré la faible participation des femmes aux élections par rapport au processus électoral de 2006. Pourtant, la participation égalitaire de tous les citoyens aux élections est inscrite et encouragée dans les instruments juridiques de tous les pays membres.
Sa mission, qui comprendra trois phases pré-électorale, électorale et post-électorale va entreprendre des consultations avec toutes les parties prenantes au processus électoral en RDC.

Il s’agit des responsables des institutions, de la Ceni, des candidats, des partis politiques, de la société civile, de la police, des ONG de défense des Droits de l’Homme, des organisations féminines et des médias.
Compte tenu de l’agitation enregistrée ces temps derniers, la mission va insister pour que les parties politiques puissent tous adhérer et signer le code de bonne conduite, pour garantir l’implication de tous à la tenue des élections apaisées. «Nous implorons toutes les parties prenantes à respecter l’Etat de droit», a conclu Mme Madisa Ngakula.

A l’issue de son intervention, la chef de la mission d’observation électorale de la SADC a répondu aux préoccupations des médias.
A la question lui posée sur le nombre réduit de 280 observateurs, par rapport à 62.000 bureaux de vote, Mme Nosiviwe a indiqué que sa mission qui dispose de quatre bureaux satellitaires, va partager la tâche avec d’autres missions d’observation électorale de l’Union européenne, des Nations unies, de l’Union africaine et travailler en collaboration avec des ONG.
«Aucune mission, a-t-elle fait remarquer, ne peut couvrir seule les 62.000 bureaux de vote».
Dr Salomeo a précisé pour sa part que les délégations des observateurs continuent à venir, sans pouvoir donner le nombre exact de ceux requis pour toute la durée de sa mission.

Dans des « points chauds » de l’Est où persistent des poches de rébellion, le secrétaire exécutif a indiqué que les observateurs ne seront déployés que là où leur sécurité sera assurée.
Au sujet de revendications de l’opposition concernant l’audit du serveur central du système informatique de la Ceni, le chef de mission adjoint relève quant à lui que le pouvoir organisateur leur a signalé que les partis sont allés voir et ne sont pas satisfaits. «Si cela n’a pas été fait, a noté Obed Bapela, nous allons insister pour que cela soit réalisé».
Dr Salomeo a, pour terminer, invité la presse à jouer son rôle pour qu’il y ait des élections apaisées.

J.R.T.

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