Mission de bons offices de Maman Sidikou : le Rassemblement dit non à un 3me Dialogue

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Une mission de médiation de l’Union Africaine est annoncée pour très
bientôt à Kinshasa. Entre-temps, Maman Sidikou, Représentant spécial
du Secrétaire général et chef de la Monusco (Mission des Nations Unies
pour la Stabilisation au Congo) a entamé la semaine dernière ce qu’il
appelle une mission de bons offices auprès de la classe politique
congolaise, toutes tendances confondues.
Il s’agit, à ce qui semble, d’un nième round de consultation des
parties signataires de l’Accord du 31 décembre 2016, en vue de tenter
de faire sauter les verrous qui bloquent sa mise en œuvre, entre
autres la signature de l’Arrangement particulier, actuellement
suspendu à la controverse autour de la désignation du Premier ministre
et du président du Conseil National de Suivi de ce compromis
politique. Si l’initiative de Maman Sidikou est favorablement
accueillie par la Majorité Présidentielle ainsi qu’une frange de
l’Opposition, dont le Rassemblement/aile Olenghankoy, d’où est sorti
Bruno Tshibala, c’est la levée de boucliers du côté du Rassemblement
piloté par Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi.
D’ores et déjà, les sociétaires de l’aile légale du Rassemblement ont
posé comme condition à leur souscription à une invitation du patron de
la Monusco le respect de l’esprit et de l’Accord de la Saint Sylvestre
ainsi que celui de la Résolution 2348 du Conseil de Sécurité des
Nations, qui exige l’application intégrale de ce deal politique et
l’organisation des élections présidentielle et législatives nationales
à la fin de l’année 2017.
En clair, le Rassemblement pro F.Tshisekedi et Lumbi rejette d’office
une mission de bons offices qui aurait pour agenda caché les
préparatifs d’organisation d’un 3me Dialogue, synonyme de sabordage de
celui du Centre Interdiocésain.
C’est le sens à donner  la fin de non recevoir que vient d’essuyer
Maman Sidikou la semaine passée, car soupçonné de cautionner le futur
gouvernement Tshibala.
Par ailleurs, cette méga plate-forme politique n’est concernée ni par
les consultations initiées par l’actuel Premier ministre, Bruno
Tshibala, qu’il estime nommé en violation de l’Accord du 31 décembre,
ni par un quelconque forum visant la remise en question des
conclusions des négociations du Centre Interdiocésain. Félix
Tshisekedi et Pierre Lumbi soutiennent que, jusqu’à preuve du
contraire, ils bénéficient du soutien et de la fidélité de toutes les
grosses pointures de leur regroupement politique. Tous les menus
fretins qui ont versé dans le vagabondage politique, notamment le
Secrétaire général de la Démocratie Chrétienne, le parti d’Eugène
Diomi, et celui de Congo na Biso, la formation chère à Freddy
Matungulu, ont été frappés de suspension, en attendant sans doute leur
auto-exclusion.
Kimp