Mise au point du Gouvernement en rapport avec le retrait de la circulation des passeports congolais semi-biométriques

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Le nouveau Premier ministre Bruno Tshibala reçu pour la première fois depuis sa nomination par le président de la République Joseph Kabila le 10 avril 2017. ©Présidence de la République.
Le nouveau Premier ministre Bruno Tshibala reçu pour la première fois depuis sa nomination par le président de la République Joseph Kabila le 10 avril 2017. ©Présidence de la République.

Par son communiqué officiel n°130/0001/2017 du 15 septembre 2017, le Ministère des Affaires Etrangères et Intégration Régionale a rendu publique, la décision du Gouvernement, retirant de la circulation, à dater du 16 octobre 2017, les anciens passeports congolais semi-biométriques, encore en circulation concomitamment avec les
passeports biométriques. Les détenteurs de ces passeports ne pourront plus être autorisés à franchir la frontière tant à l’entrée qu’à la sortie du territoire national. Le Ministère des Affaires Etrangères et Intégration Régionale a rassuré le public quant à l’importance de
l’uniformisation de l’identification des citoyens liée à des considérations sécuritaires.

Depuis l’annonce de cette décision, des réactions en sens divers sont
enregistrées. Ce qui appelle de la part du Gouvernement des
éclaircissements ci-après :
1. Les passeports semi-biométrique et biométriques circulent
simultanément. Ce qui pose un réel problème au regard des autorités
étrangères (ambassades, consulats, diverses chancelleries), quant à la
fiabilité même du passeport congolais.
L’octroi des visas aux Congolais désireux de se rendre en dehors du
pays ou encore le contrôle opéré sur les passeports congolais à
l’étranger, fait l’objet de plusieurs controverses. A titre
illustratif, certaines puissances étrangères ont déjà annoncé, qu’au
mois de novembre 2017, les détenteurs des passeports semi-biométriques
ne pourront plus accéder sur leurs territoires ;
2. L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) a enjoint
les Etats membres à opter pour le passeport biométrique, assorti d’une
puce contenant les renseignements nécessaires sur le détenteur, alors
que le passeport semi-biométrique est simplement lisible à la machine
et n’offre pas toutes les garanties sécuritaires ;
3. Le passeport semi-biométrique peut s’obtenir rien qu’avec une
simple photo, parfois scannée ; ce qui ne le met pas à l’abri de
contrefaçon ou de diverses falsification, à l’heure où tous les pays
sont engagés dans une lutte acharnée contre le terrorisme ;
4. Le passeport congolais, reste et demeure la propriété de l’Etat
congolais qui pour l’une ou l’autre raison, peut le retirer de la
circulation ;
5. Certes, lors du lancement du passeport biométrique, le Gouvernement
avait annoncé que les anciens passeports semi-biométrique, resteront
en circulation jusqu’à l’expiration de leur validité.
Force est de reconnaître cependant que face aux défis sécuritaires et
migratoires du moment, le Gouvernement congolais ne peut plus
autoriser la circulation concomitante de ces deux documents.
Le Gouvernement congolais tient donc à rassurer la population que
c’est pour son bien-être que cette décision a été prise.