Mise au point de la famille Kanku

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Nous avons été inondés des messages suite à la publication du New York
Times du 20 mai 2017 qui lierait l’élu de Dibaya, le député Clément
Kanku, aux massacres du Kasai.

En espérant que la justice finira un jour par parler et révéler la vérité cachée de ces massacres, il est important que le peuple congolais dans son ensemble demeure vigilant sur ce qui se passe actuellement dans notre pays.

Le chef Kamuina Nsapu qui a été assassiné est notre frère et faisait
partie de notre famille. Mon frère n’a donc aucun intérêt à le faire
liquider ni à mettre Tshimbulu à feu et à sang.
En tant qu’originaire du coin et ancien vice-gouverneur de
l’ex-Kasai-occidental, mon frère Clément Kanku wa Tshibuabua est un
homme de terrain, de son peuple et ses réalisations sur terrain
parlent pour lui. Il compte à son actif le marché de Tshimbulu, l’Isp
de Tshikula, la radio communautaire de Tshimbulu, le Centre
communautaire de Tshikula, les nouveaux centres de santé et maternité
sur l’ensemble du territoire de Dibaya et tant d’autres projets
communautaires qu’il a réalisés pour le bien-être de sa population,
etc.
Pourquoi ne parle-t-on pas de tous ses efforts pour préserver la paix
au Kaisai et trouver une issue heureuse de la tension qui régnait
entre l’ancien ministre de l’Intérieur Evariste Boshab, son gouverneur
Alex Kande d’une part et le chef Kamuina Nsapu d’autre part ?
Il a prêché dans le désert et nul n’a voulu l’écouter. A présent
qu’ils ont liquidé physiquement le chef coutumier et embrasé le Grand
Kasai, les véritables coupables veulent se tirer d’affaire en pointant
du doigt mon frère. Je n’y crois pas un seul instant à l’implication
de mon frère.
Quel intérêt aurait-il donc à détruire le fruit des années de travail
acharné et de tant de sacrifices?
Au-delà desinformations non établies relayées par le New-York Times
et tant d’autres organes de la presse congolaise, il est utile de se
poser quelques questions objectives sur l’authenticité de la
conversation, de l’enregistrement, la date de la conversation et
l’auteur de l’enregistrement.
Réfléchissons un peu : à qui profite ce crime?  Les éléments diffusés
semblent être l’œuvre des services. Si tel est le cas, depuis quand
sont-ils devenus une source crédible aux yeux des Congolais ?
Si on veut vraiment aider le peuple congolais à connaître la vérité
alors dans ce cas qu’on fasse la vérité sur les massacres de Kinshasa,
de janvier 2015, de septembre 2016, etc.
Qu’on fasse également toute la lumière sur les fosses communes de
Maluku, de l’Est du Congo et du Kasaï.
Mon frère m’a affirmé qu’il n’a rien à avoir avec cette histoire.
Entre ce que me dit mon frère et ce que révèle l’ANR ou le New York
Times, je croirais plutôt ce que me dira mon frère puisque je le
connais.
Laissez les spécialistes de la vraie information et du droit faire un
travail professionnel et la justice établir la responsabilité des uns
et des autres plutôt que de se livrer sans gêne à une crucifixion sans
preuve probante.
A-t-on oublié les récentes révélations selon lesquelles Kinshasa a
payé des millions de dollars à un cabinet conseil pour faire le
lobbying aux Etats-Unis?
On veut maquiller les faits et faire porter la responsabilité de ce
crime à d’innocentes personnes et par la même occasion, sauver la tête
des véritables criminels que nous connaissons tous.
Ne nous trompons pas de combat et ne nous laissons pas distraire et
certains éléments dans la diaspora sont les relais conscients ou
inconscients du pouvoir!
Je remercie tous ceux qui nous soutiennent durant cette période ainsi
que tous ceux qui ont relayé la publication de New York Times,
d’actualité.cd, politico.cd en espérant qu’ils auront également
l’honnêteté de relayer cette mise au point de la famille.