Mise en service des bus du gouvernement : et si on parlait de «l’esprit de mort»

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 A l’annonce de l’arrivée de nouveaux bus qui devaient assurer le transport en commun des citoyens, la joie était grande au milieu du peuple. C’est une nouvelle qui a réjoui tout utilisateur du transport en commun. Ces bus devaient prendre la place des fameux «207» communément appelés « esprit de mort » !

            Nous avons acclamé cette décision de l’autorité qui a pensé à son peuple qui n’était plus sûr d’arriver à destination chaque fois qu’il prenait les «207». Nous croyons que, dès que ces bus commenceront à circuler, ces minibus vont tout simplement se retirer de la circulation. Mais une question me vient à l’esprit ; est-ce que l’esprit de mort, ce véhicule 207 ou son conducteur ? Ces minibus en tant que tels, peuvent-ils tuer les passagers ? Je pense que l’esprit de mort serait les manipulateurs de ces véhicules ? Donnez à ces chauffeurs n’importe quel véhicule aujourd’hui, ça donnera le même résultat que le «207». Quand nous observons les conducteurs de City Train, ils font exactement les manipulateurs de 207.

Aujourd’hui,  ces hommes que je refuse d’appeler chauffeurs parce qu’ils ne le sont, vont prendre d’autres véhicules. Ces derniers hériteront du malheureux nom que nous regrettons tous, à savoir : « esprit de de mort.

            Ainsi pour nous, le grand problème à résoudre ne doit pas être le retrait des minibus 207 de la circulation, mais s’occuper des hommes qui les conduisent car la majorité de ces conducteurs ont appris à manipuler ces gens dans les parkings. Dès qu’il sait démarrer le véhicule et le maintenir en route tout est terminé. Le permis de conduire c’est un petit problème, et pourtant le permis est un diplôme qui sanctionne une formation reçue pour la conduite des engins sur la route ! Que l’autorité regarde surtout la formation de ces conducteurs et non comment ils obtiennent leur diplôme « permis ». Envisager un recyclage obligatoire de tous ceux qui travaillent dans le transport en commun.

            Pour mieux comprendre notre idée sur ces conducteurs, que l’autorité prenne un échantillon de trois des conducteurs au hasard sur chaque ligne, par exemple : Rond-point Ngaba – UPN ; Rond-point Ngaba – Zando ; Kingasani – Zando ; UPN – Zando ; Ndjili- Zando ; Matete – Ndjili, Rond-point Ngaba – Intendandance, etc.

Et qu’on leur pose un petit test sur le code de la route. Ça lui donnera la vraie image de ceux qui manipulent les véhicules sur nos routes.

            Nous parlons aujourd’hui de ces minibus parce que l’accident d’un seul, entraîne la mort de plusieurs concitoyens à la fois. Quand ces gens avaient commencé à mal conduire, on avait minimisé la chose voir même banalisé. Il y a maintenant sur le terrain un autre grand fléau appelé «Wewa». Ce fléau fait beaucoup de victimes, mais l’autorité semble ne rien voir. Nous qui travaillons dans les grandes formations médicales nous voyons avec crainte combien des victimes ce fléau entraîne ! Nous demandons à ceux qui ont la charge du pays sur les épaules de se pencher sur ce fléau plutôt que d’attendre quand ça sera tard. Lors que nous considérons le nombre de victimes par engin, les 207 sont en tête, mais du point de vue fréquence, les Wewa se classent en tête. Et si nous faisons la somme de leurs victimes, c’est un nombre impressionnant.

            Pour que les manipulateurs des 207 et tous les autres qui font le transport en commun puissent continuer à travailler pour survivre et faire vivre leurs familles, un recyclage s’impose dans une auto-école sérieuse où l’autorité doit suivre comment le permis est délivré.

Dr Kalonji Kalala B (C.P.)

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