Mise au point du Ministère Amen au sujet de l’article : « La bande de l’adjudant Mabaka frape au Ministère Amen »

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Monsieur l’Editeur Directeur Général du quotidien Le Phare, j’ai l’insigne honneur de vous saisir par la présente, aux fins de dénoncer la fausse information diffusée par votre journal mercredi quatre novembre dans un article intitulé : « LA BANDE DE L’ADJUDANT MABAKA FRAPPE AU MINISTERE AMEN A LlMETE».

En effet, contrairement à l’information contenue dans le titre précité, il sied de savoir que ne s’est passé au Ministère Amen ni cette semaine, ni auparavant. La bande à laquelle fait alIusion l’article diffusé à la page sept de votre livraison du mercredi quatre novembre n’a jamais  visité le Ministère Amen. Bien au contraire, c’est plutôt le siège de l’Amen TV qui a été visité dans la nuit du vingt et un décembre deux mille quatorze par une quinzaine d’hommes armés non autrement identifiés. Et à ce sujet, la police qui a été saisie poursuit ses investigations.

Par ailleurs, l’article mis en cause fait de l’amalgame. Il situe par exemple le Ministère Amen au numéro sept mille deux cent quatre-vingts trois de l’avenue Vénus, septième rue Limete, quartier Industriel (sic). Ce qui est une confusion qu’il fait entre le temple du Ministère Amen situé à la huitième rue industrielle et le siège de l’Amen TV situé lui sur l’avenue Vénus dans le quartier Résidentiel.

Toutes ces contradictions démontrent que le journaliste qui ne s’est pas donné la peine de vérifier  l’information avant de la publier a écrit son article dans sa chambre, d’où il a imaginé les faits qu’il a mis à la disposition du public au mépris de la déontologie et de l’éthique qui guident le beau et noble métier de journaliste. Une telle attitude porte à coup sûr atteinte à la crédibilité du quotidien  Le Phare considéré pourtant comme l’un des modèles des journaux congolais.

Le mépris de la déontologie et de l’éthique étant devenu quasi généralisé dans le chef du Journaliste Congolais, l’information diffusée par votre journal a été relayée dans la soirée par une chaîne de télévision de Kinshasa-au travers d’une bande passante qui reprend les informations du jour-contribuant par le même fait à rependre une fausse information.

Monsieur l’Editeur Directeur Général, le Ministère Amen qui n’a pas apprécié votre article  qui a contribué à semer la peur dans le chef de nombreuses personnes qui viennent y rencontrer Dieu, vous demande de publier sa mise au point dans le souci de rétablir la vérité.

Avec évidemment l’espoir qu’à l’avenir, votre journal évitera de retomber dans ce genre d’erreurs.

Veuillez croire, Monsieur l’Editeur Directeur Général, en la sincérité de notre démarche.

Pour le Ministère Amen

Le Service de presse

  1. NDALA

NDLR

A la lecture de la mise au point nous remise hier jeudi 5 novembre 2015, par B. Ndala du service de presse de ministère Amen, on aurait pu s’abstenir de faire une note de la rédaction. Mais son outrecuidance à dispenser à ses aînés dans le métier, des leçons d’éthique et de déontologie de journalisme qu’il ne maîtrise pas, son attitude condescendante à vociférer contre la rédaction du Phare qu’il reconnaît comme étant un des modèles de journaux congolais, ainsi que son déficit criant d’élégance journalistique, nous obligent bien malgré nous, à remettre les choses au point.

            Notre article qui n’a pas été écrit, selon les égarements de B. Ndala d’Amen TV,  dans une chambre, tire ses éléments d’informations de la parade qu’a présidée le mardi 3 novembre 2015,  le Commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, devant ses troupes.

            A cette occasion, huit bandes de malfaiteurs  ont été présentées à l’opinion, pour montrer les efforts que déployent les unités de la police provinciale dans le cadre de la lutte contre la criminalité. De nombreux journalistes appelés à couvrir cette manifestation, en ont profité pour prendre des images des bandits et s’informer sur le rôle joué par chaque bande dans la recrudescence de la criminalité dans la capitale.

            C’est la bande à l’adjudant Mabaka qui, dans ses aveux, a reconnu avoir perpétré un vol à main armée dans une des installations du ministère Amen, en l’occurrence dans les installations de la chaîne d’Amen TV. Si aujourd’hui, Amen TV ne fait plus partie du patrimoine du ministère Amen, cela nous aurait valu un rectificatif moins outrageant, limité aux seules précisions de taille.

            Nous regrettons que l’auteur de la mise au point, présent à la parade, n’ait pas pu donner des détails de taille aux enquêteurs de la police, au lieu de laisser les services du Groupement de recherche et d’investigations livrer des informations en leur possession.

            C’est trop prétentieux et très maladroit de la part d’un journaliste d’une chaîne confessionnelle de ne pas faire preuve de retenue, d’humilité et de tolérance, qualités exigées aux chrétiens en général, et aux fidèles du ministère Amen en particulier.

            Aussi pour plus de clarté, nous publions cette mise au point avec notre article incriminé, dans le souci de rétablir la vérité, en attirant l’attention de l’auteur de la mise au point, sur ses sautes d’humeur et ses élucubrations qui ne l’honorent pas, afin que pareil incident ne se reproduise plus entre professionnels de médias.    

 

                                                                                                          LA REDACTION