« Mirador », le célèbre Kuluna de Ndjili, enfin aux arrêts

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kulunaUn «Kuluna» qui, avec sa bande des marginaux de la pire espèce, faisait trembler la commune de Ndjili, ne sortait à la manière du loup, que pour aller commettre des actes de banditisme dans les maisons d’habitation des particuliers. Par ce modus operandi, «Mirador », ce fameux bandit, est demeuré longtemps insaisissable.

Aujourd’hui, sa légende brisée, l’homme est enfin neutralisé. Il séjourne sous haute surveillance, dans un des cachots du Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa. Ce qui a suscité un élan généralisé de quiétude dans les 13 quartiers encore traumatisés par ses multiples méfaits, et refroidi les ardeurs et la dangerosité des autres bandes des malfaiteurs.

L’on attribue aujourd’hui cet exploit salué de deux mains par les habitants de la commune précitée, au Groupement de recherche et investigations, une des unités d’élite du Commissariat provincial de
la police ville de Kinshasa.

Pour la petite histoire, il a fallu déployer depuis novembre dernier, des limiers, à travers toute la ville de Kinshasa. Le fruit de ce déploiement ne s’est pas fait attendre, le bandit a été accusé chez les policiers, par un informateur occasionnel. Son arrestation est intervenue, comme il faudrait signaler, à l’issue d’une filature menée
méthodiquement dans le secteur où était localisé son repaire.

De son vrai nom Kabala Christian, «  Mirador », repris de justice patenté, habite sur avenue Kikenge n°10, quartier 2, à Ndjili. il a dévoilé sans résistance particulière, un échantillon de son riche palmarès des agressions de paisibles citoyens. On retiendra de son sinistre passé que Christian Kabala, a été longtemps appréhendé pour des vols à main armée.

Deux vols à main armée qui étalent sa dangerosité

Machettes et autres objets tranchants et contondants dissimulés sous leurs chemises, « Mirador » et ses comparses ont au cours d’une nuit de février, fait irruption sur avenue Wamba n°1, quartier 12, commune
de Ndjili. Objectif : dépouiller leur victime Gustave Muya Lubilingi de ses biens. Après avoir menacé l’homme, sa femme et ses enfants, ils ont obtenu pour tout butin, la somme de 2.000 dollars, trois téléphones portables , ainsi qu’un ordinateur portable.

On signale qu’ils ont opéré dans le secteur et même dans la parcelle de leurs victimes sans tirer un coup de feu.

Le second vol inscrit au palmarès de ces délinquants sans foi ni loi, a été perpétré le lendemain. En effet, dans la nuit du 11 au 12 février 2016, c’est au domicile de Dady Bavukila, que Christian Kabala a signé une autre attaque. C’était sur avenue Luika n°31, quartier 2, toujours à Ndjili. Chez cette victime, ils ont arraché 500 dollars, trois téléphones portables, des effets vestimentaires, ainsi qu’un poste téléviseur plasma de marque Samsung de 46 pouces.

Sa dangerosité ainsi affichée, la police provinciale n’entend pas baisser les bras et se limiter à cette seule prise. Les recherches sont actuellement orientées vers la capture des autres membres de la bande qui courent encore les rues et causent des torts aux paisibles citoyens.

Le chef de l’équipe des enquêteurs serait décidé à neutraliser toute la bande, afin que soit reconstitué le palmarès de ce bandit de grandchemin dont on dit qu’il est impitoyable quand les victimes résistent à ses menaces. Il n’hésite pas à faire usage de sa machette, son arme de prédilection, au point que quand il se retrouve dans une maison, en face de ses victimes désarmées, il faut prier dans son for intérieur pour qu’il ne pique pas une de ses colères. Et à l’issue des attaques, si aucune goutte de sang n’a été versée, il faut remercier le Ciel pour avoir été épargné.

A Ndjili, son arrestation a réjoui les bandes adverses qui elles continuent à semer la terreur et la désolation à travers les nombreux quartiers de Ndjili. Pour la population excédée par ces attaques de Kuluna à répétition, la seule parade est la justice populaire. Elle l’a fait savoir aux médias, jurant de régler à sa manière, cette insécurité qui a atteint la cote d’alerte. C’est le lieu d’interpeller la police pour qu’elle puisse jouer son rôle, celui d’assurer la
protection des personnes et de leurs biens, 24 heures sur 24. Ce message a certainement été bien capté au service d’enquête du Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa.

J.R.T.