Le ministre Kangudia apprécie la pertinence des études de la Banque mondiale

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La Banque mondiale a procédé hier mercredi 12 septembre 2018, à la remise officielle au gouvernement congolais, de son 5 ème rapport de suivi de la situation économique de la RDC, ayant pour thème central : «  Améliorer la dépense de santé pour renforcer le capital humain et assurer une croissance inclusive ».

Cette cérémonie marquée par plusieurs interventions, s’est déroulée dans la salle de conférences Rotana Kin Plazza, à Gombe. Et ce fut l’occasion pour le ministre d’Etat et ministre du Budget, Pierre Kangudia, représentant son collègue des Finances en mission à
l’étranger, de remercier de vive voix, les responsables de la Banquemondiale pour la remise à l’exécutif congolais, de l’étude de ses experts sur la situation économique de la RDC.

Soulignant par la suite, la pertinence des études sectorielles réalisées par les techniciens de cette institution bancaire, Pierre Kangudia a indiqué que ces différents rapports ont toujours permis au gouvernement d’opérer des réajustements de ses politiques dans divers
domaines. Il a évoqué à titre illustratif, l’étude de la Banque mondiale sur le secteur minier dont la prise en compte des principales recommandations  a largement contribué à la révision du code minier.

Le ministre du Budget Pierre Kangudia en a alors profité pour mettre
en exergue le partenariat entre la RDC et la Banque mondiale, et dont
les bénéfices ont favorisé le développement de notre pays dans divers
secteurs de l’économie nationale.
Représentant le directeur des opérations de la Banque mondiale en
mission, Jean Mabi Mulumba, représentant résident a.i, a rappelé l’une
des missions essentielles de la Banque mondiale, de produire et de
partager des connaissances sur les questions fondamentales liées à sa
mission et à ses activités. Ces connaissances consignées dans des
rapports et des études, constituent à ses yeux, un bien public global
mis à la disposition des pays, non seulement pour les aider à mieux
planifier, mais aussi pour mettre en œuvre des programmes et des
projets de développement efficaces. L’ambition de la Banque mondiale
ne se limite pas, a-t-il fait savoir, à offrir des solutions
innovantes et tangibles à travers ses travaux analytiques, mais elle
est aussi de stimuler la réflexion et de susciter un débat public sur
les défis majeurs du pays.
Dans la présentation de ce rapport, l’économiste en chef de la Banque
mondiale pour la RDC, Chadi Bou Habib, a dévoilé les grandes
articulations de ce rapport qui mettent en lumière deux chapitres
importants dont le premier est consacré aux développements économiques
récents, tandis que le second chapitre insiste sur la nécessité pour
le gouvernement d’accroître le niveau, l’efficacité et l’efficience
des ressources allouées au secteur de la santé.
L’économiste en chef de la Banque mondiale pour la RDC s’est
appesanti sur la situation macroéconomique qui a affiché des signes
encourageants  d’une reprise modérée avec une croissance estimée à 3,7
% en 2017, suite à la remontée des cours mondiaux de matières
premières et de la production minière. Il a noté d’autre part, que la
réduction du déficit du compte courant à – 3,1 % du PIB n’a pas permis
l’accroissement du niveau des réserves internationales qui demeure bas
et expose le pays à d’éventuels chocs de la balance des paiements.
Arsène Kaho, économiste principal de la Banque mondiale pour la RDC,
a dans une présentation sommaire de la situation économique de la RDC,
remonté en 2015, avec la baisse des cours mondiaux de matières
premières entraînant un coup d’arrêt à la croissance. Le pays s’est
bien porté en 2016 par rapport à d’autres pays de la région
subsaharienne, et ceux de la CEMAC, avec une croissance assez modérée
grâce au secteur minier. Pour lui, les autres secteurs sont demeurés
léthargiques, compte tenu de faibles niveaux d’investissements, et les
niveaux de revenus domestiques sont restés très faibles.
Moïse Tshimena, économiste à la Banque mondiale, s’est intéressé aux
efforts fournis par le gouvernement pour améliorer sa posture
budgétaire, dans un contexte marqué par la baisse des dépenses
publiques, d’investissements et pro-pauvres. Ce qui a entraîné des
impacts négatifs sur l’accès de la population aux soins de santé, au
point qu’actuellement les dépenses dans le secteur de la santé sont
supportées par les partenaires extérieurs et les ménages. Il a terminé
son intervention par déployer une série de recommandations au
gouvernement.
Au nom du ministre des Finances en mission, le directeur de cabinet
Mutombo Mule Mule a insisté sur les nombreux efforts déployés par son
ministère pour renforcer le processus de mobilisation de recettes
publiques de manière à influer efficacement dans le secteur de la
santé.

J.R.T.