Ministère du Plan : Fonds de contrepartie, un dynamisme au service des projets sociaux

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La bonne santé de la Coopération entre le Japon et la République Démocratique du Congo se remarque par la prise en charge des Projets sociaux choisis et mis en exécution de commun accord par les deux parties sur l’ensemble du territoire national. Ce principe est de rigueur dans la gestion au quotidien des « Fonds de contrepartie », générés par la vente des dons fournis par le Japon. Selon les investigations menées sur place par le Réseau des Journalistes d’investigation (R.J.I.), il apparaît que le ministre du Plan, Olivier Kamitatu Etsou n’a pas la gestion quotidienne du Fonds de Contrepartie, comme certains esprits ont tenté d’induire l’opinion en erreur,  mais il en assure le bon fonctionnement à travers le Secrétariat général de son ministère. C’est ainsi que le RJI s’est intéressé à la traçabilité des dons fournis par le partenaire de notre pays qu’est le Japon – en l’occurrence les sacs de farines de maïs – pour le financement des projets à caractère social dans diverses provinces de la Rd Congo.  

          De prime abord, il a été constaté que la création du « Fonds de contrepartie », dans sa forme actuelle, date de 1976, donc, n’est pas le produit du gouvernement actuel. Et les règles contractuelles qui le gèrent « ne permettent aucune immixtion non-conforme » à sa gestion, c’est-à-dire,  sans l’aval des deux parties. Les dons reçus par la Rd Congo sont  stockés et, après une étude approfondie du marché local, un prix social est fixé dans le contrat avec le partenaire pour permettre à la population de s’en procurer aisément. Ceux qui sont appelés  « Grands distributeurs » peuvent ainsi s’en procurer, en gros, auprès des services compétents pour les écouler en respectant le prix contractuel. 

Satisfaction de deux parties grâce à l’expertise de ceux qui ont en charge le dossier du Fonds 

            Pour ce qui est des sacs de farine avec le drapeau du Japon, le prix fixé de commun accord entre la JICA (qui se trouve être une agence de coopération du Japon) et la Rd Congo, à travers le ministère du Plan (Secrétariat du Fonds de Contrepartie) est respecté. Toutefois, la RJI a noté une légère disparité des prix sur le marché due à la vente en détail. A ce sujet, il convient de noter que le Secrétariat du Fonds de contrepartie se limite, avec les partenaires, à faire uniquement le suivi des prix, mais c’est le Ministère de l’Economie national (dans la Province) qui a la police des prix sur le marché. Tout grand distributeur qui serait attrapé en flagrant délit de non respect du prix de vente en détail, prix convenu entre les deux partenaires, verrait son nom rayé de la liste et s’exposerait par là à des amendes vis-à-vis de l’Etat.

          En outre, il a été constaté que la publicité que les deux parties exigent avant la mise sur le marché des dons est scrupuleusement respectée et faite à travers la presse locale. A l’issue de la vente, les recettes sont placées dans un compte cogéré par les deux pays dans le respect des accords, pour financer les projets sociaux sélectionnés suivant leur caractère d’urgence par la Rd Congo et acceptés par le partenaire qu’est le Japon. Selon les informations recueillies par RJI, cette coopération entre le Japon et notre gouvernement (à travers son ministère du Plan) satisfait pleinement les deux parties, grâce à l’expertise des experts en charge de ce dossier.

SAKAZ         

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