Ministère de l’Environnement : l’exploitation illégale du bois et le commerce illicite des espèces au centre du débat

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image_file_1898Les questions de l’exploitation illégale du bois et du commerce illicite des espèces de flore et de la faune en République Démocratique du Congo, étaient au centre des discussions entre les autorités politico-administratives, les ministres provinciaux ainsi que les parties prenantes du secteur de l’environnement et de la conservation de la nature. Ces échanges ont eu lieu lors de l’atelier national organisé par le ministère  de l’Environnement à la Résidence Williams, du 11 au 13 septembre 2013.

 Ayant pour objectif d’étudier, analyser et proposer des pistes de solutions aux questions relatives à l’exploitation illégales du bois  et le commerce illicite des espèces de la flore et de la faune sur l’ensemble de l’étendue nationale, ces assises étaient de grande envergure.

Dans son mot de clôture, Bavon N’sa Mputu Elima, ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme a souligné que ce fléau qui ronge son secteur constitue un manque à gagner pour le pays. A cet effet, les résolutions prises par les différents protagonistes dudit secteur doivent constituer un soubassement pour palier cette situation. Il a invité les participants à travailler d’arrache-pieds et à vivre dans une confiance mutuelle afin de construire des lendemains meilleurs.

            En effet, deux exposés étaient au rendez-vous, sous les thèmes : l’initiative d’une bourse de bois d’œuvre et le trafic illicite des espèces de la faune et de la flore.  Pour le 1er thème, l’orateur a souligné que, selon la norme de la fonctionnalité de cette initiative, l’adoption par les parties prenantes compte et la mise en application de cette politique, est très susceptible d’endiguer l’illégalité dans la commercialisation du bois et de garantir des prix justes aux producteurs.

Quant au trafic illicite des espèces la situation est critique. L’orateur du 2ième thème a souligné que la RDC vit dans la même situation que le Nigeria et la Thaïlande. A ce sujet, la sensibilisation sur les normes existantes en la matière et la collaboration de l’ensemble des services impliqués dans le contrôle aux frontières, l’application stricte des conventions, des normes et règles concernant ce type de commerce revête d’une grande importance.

Responsabilités

départagées

            Après les exposés, les travaux se sont déroulés en panels. Plusieurs problèmes ont été décelés notamment sur les plans administratif, juridique, technique, etc. Et, chaque partie prenante est responsable à son niveau. La pomme de discorde réside dans la contradiction entre différents textes relatifs à l’exploitation et à la commercialisation du bois d’œuvre et des espèces de flore et de faune ; taux des amendes transactionnelles dérisoires favorise une exploitation illégale ; absence de traçabilité des espèces de la flore et de la faune ; manque de motivation des agents ;  etc.

            Pour palier cette situation, plusieurs recommandations ont été formulées notamment : la révision en concertation de l’arrêter interministériel n°002/ et 924 portant fixation des droits, taxes et redevances à percevoir en matière d’installation classé ;  réhabiliter les comités ; élargir le mandat en intégrant la relecture  du code forestier et ses mesures d’application ; renforcer la collaboration en respectant les attributions de chaque service (OCC, DGDA,..).

Les 40% au centre des débats

            En ce qui concerne la rétrocession des 40% aux provinces sur les recettes à caractère national, notamment pour ce qui concerne les  taxes et les redevances forestières, le débat était houleux entre les autorités provinciales et celles du gouvernement central. Pour les autorités provinciales, il faut retirer les 40% à la source étant qu’ils sont les seuls moyens financiers devant permettre le développement de leurs provinces.

Cependant, certaines sources pensent cela ne peut pas se faire dans le secteur de l’environnement. Car pour ledit secteur, plusieurs taxes ont été  rétrocédées aux provinces sans une quelconque exigence.

Certes, quelques mesures de prévention ont été prise en urgence : préciser les instances de délivrance de différentes autorisations et permis de coupe ou exploitation ; interdire la délivrance des permis coupe des bois aux exploitants «semi-industriel» ; n’autoriser l’exploitation forestière que dans les forêts durables et aménagés ; renforcer les dispositions de contrôle ; rendre obligatoire les procès verbaux d’empotages dressés par les services attitrés ; recadrer les effectifs de services de la douane compte tenu de l’immensité du pays ; etc.

 Signalons que les autorités provinciales, membres de la présidence, de la primature,  les chefs coutumiers et les experts en question environnementale étaient présents à ces assises.

Dorcas NSOMUE  

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