Mines : vers un nouveau plan stratégique décennal de gestion 2015-2025

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mineLe ministre des Mines, Martin Kabwelulu, a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du rapport de l’audit du cadre institutionnel et organisationnel du secteur minier, hier mardi 3 septembre 2013 à l’hôtel Venus. Cette session va se clôturer ce mercredi 4 septembre à midi. Elle a eu le mérite de réunir en pré-atelier, du 29 au 31 août 2013, tous les services spécialisés du ministère des Mines autour d’une table, en privilégiant le dialogue participatif, pour discuter des maux qui rongent la gestion du secteur institutionnel des mines et, surtout, proposer des pistes de solutions efficaces.

En effet, il convient de rappeler que c’est à la suite d’un état des lieux des attributions, des compétences et des ressources de chaque institution intervenante dans le secteur minier, élaboré par le consultant Price Waterhouse Coopers(PWC), recruté par PROMINES, que ledit atelier est organisé. Occasion pour le ministre de souligner qu’il avait personnellement examiné avec minutie le rapport d’audit et noté plusieurs recommandations qu’il contient pour gérer le secteur minier de la RDC avec efficacité et en toute transparence. « Je souhaite vivement que les experts les examinent à leur tour, sans passion, sans sentiment, sans parti pris. Le débat doit être ouvert. Les experts doivent s’exprimer librement. J’insiste pour ce que ce lieu ne se transforme pas en un lieu d’une guerre fratricide entre les services. Chacun doit ici privilégier l’intérêt général… », a exhorté Martin Kabwelulu.

En guise de conclusion, le ministre s’est dit convaincu que dès que le rapport d’audit sera validé, les services du ministère des Mines seront rendus plus performants et plus compétitifs qu’aujourd’hui. Je vais leur assigner une tâche importante, celle d’élaborer d’ici la fin de cette année un Plan stratégique décennal de gestion du secteur des Mines 2015-2025 afin de combler la lacune relevée par les experts du cabinet PWC».

Ceux-ci, convient-il de souligner, ont relevé plusieurs constats parmi lesquels il existe, au ministère des Mines, une prédominance des tâches opérationnelles aux dépens de la planification et des partenariats stratégiques. A cela il faut ajouter une structure et des ressources organisationnelles peu adaptées aux défis du ministère».

Concernant les ressources humaines, le cabinet fait observer qu’il y a un manque de qualifications pertinentes du personnel, une insuffisance d’offre de formations techniques, une moyenne d’âge élevée, un nombre important de « nouvelles unités », la modicité des salaires dans certaines entités, l’absence de visibilité et de gestion des carrières, etc. Au chapitre de ressources logistiques, l’on fait remarquer, entre autres, que des locaux sont inappropriés pour la réalisation du mandat du secteur public, une insuffisance de matériel de base et d’équipement, la faible couverture des besoins financiers et logistiques, etc.

Afin de rendre complet son travail, le cabinet PWC a fait quelques recommandations tant sur le plan stratégique (création d’un Service national de géologie, formalisation des cadres de collaboration avec d’autres entités du service public, la définition d’un objectif stratégique englobant et partagé pour le secteur des mines, etc.) que sur le plan organisationnel( révision de la structure organisationnelle du ministère en vue de lus d’efficacité et de suppression des doublons opérationnels, la réorganisation de l’administration des mines, le renforcement du système de contrôle interne et la redevabilité à tous les niveaux, etc.).

Enfin, au nom de PROMINES, son coordonnateur, Mabolia Yenga, a rappelé aux participants qu’au terme des travaux, le gouvernement, les partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile devront disposer des informations sur les forces et les faiblesses décèles dans la gestion du secteur minier ; sur les stratégies techniques et organisationnelles arrêtées pour orienter les efforts d’amélioration du secteur des mines ; et enfin, des connaissances permettant de contribuer à l’amélioration du plan d’action pour la gestion efficace du secteur.

Tshieke Bukasa

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