Minaku salue la démarche de la Cenco

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minakuLe président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku s’est entretenu hier mardi 29 décembre avec les princes de l’Eglise catholique de la RDC, réunis au sein de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). Au menu : la recherche d’un consensus entre les différents acteurs de la vie nationale autour du Dialogue.

A la tête d’une délégation d’une dizaine d’évêques responsables de plusieurs diocèses du pays, le président de la Cenco Mgr Nicolas Djomo s’est confié aux journalistes.

«Les évêques ont pris l’initiative de venir à Kinshasa juste après Noël. C’est parce qu’ils ont des inquiétudes. Ils se trouvent face à des incertitudes, et ils ont estimé qu’il était nécessaire comme pasteurs de venir échanger avec les uns et les autres sur un principe qui a été rappelé dimanche passé par le saint Père, qui est un principe fondamental dans l’église catholique. C’est lorsqu’il y a un problème, on essaie de se mettre autour d’une table moyennant conditions acceptables, bien sûr, pour tenter de trouver une solution.

Nous sommes venus contacter toutes les parties concernées pour leur  demander, si moyennant concession, moyennant compromis, on peut parvenir à dégager un consensus sur l’essentiel pour ne pas rester dans un blocage », a déclaré le chef de l’église catholique rd congolaise.

«C’est pour cela que nous sommes venus rencontrer le président de l’Assemblée nationale qui est en même temps Secrétaire général de la Majorité présidentielle, et donc l’échange a porté sur cette préoccupation », a expliqué le chef de la délégation, précisant que leur ronde en vue d’obtenir un consensus autour du dialogue, se poursuivra à d’autres acteurs de la vie nationale avant de lever une option en guise de conclusion.

Ils ont, par ailleurs, indiqué que l’appel du Saint Père lancé le dimanche passé pour le dialogue fait partie de la vie de l’église.

            Ils ont également rappelé qu’ils avaient mené la même démarche en 2012 suite aux tensions qu’il y avait en 2011, tout comme en janvier dernier. « C’est la mission de l’église, et le Saint Père n’a fait que rappeler quelque chose que nous pratiquons d’une manière continuelle ».

A son tour, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku a réagi en ces termes : « A la demande de la Cenco, nous avons eu une séance de travail d’une heure. Et au cours de cette séance, nos évêques nous ont fait savoir qu’ils s’interrogeaient sur le dialogue. Pourquoi ne débute-t-il pas. Pourquoi une partie de l’opposition n’avait pas encore répondu positivement à l’appel du président de la République ?

            Ils nous ont aussi fait savoir selon la doctrine de l’église catholique, telle que rappelée par le Saint Père dernièrement, que lorsqu’il y a un problème, un litige, un questionnement, il est bon que les uns et les autres se retrouvent autour d’une table pour échanger.

            Nous leur avons fait savoir que le dialogue a déjà été solennellement annoncé par le président de la République. Il a déjà pris une ordonnance, et le dialogue politique national inclusif va se tenir. Il y a une équipe qui est en train d’organiser le travail qui commencera par le comité préparatoire.

            Donc, il est bon que tous les Congolais répondent positivement à l’appel du président de la République. Les débats seront francs, ouverts, en toute liberté. Tout celui qui évite le dialogue aujourd’hui, en réalité, est contre les élections, contre une organisation harmonieuse des élections crédibles et apaisées parce que l’objet du dialogue est focalisé sur les modalités consensuelles pour organiser des élections correctes, non génératrices de situations chaotiques après.

            En tant que Majorité présidentielle, nous considérons que la démarche actuelle des évêques est pertinente parce que le peuple congolais aujourd’hui n’a plus besoin des schémas tel que l’organisation des marches croisées chrétiens de la majorité, chrétiens de l’opposition Kinshasa n’a pas besoin des pillages, des tueries. Kinshasa a besoin que les urnes soient en place pour que nous ayions des élections correctes ».

Dom