Minaku plaide pour une meilleure redistribution du fruit de la croissance

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Le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, a procédé hier lundi 15 septembre 2014, au Palais du peuple, à l’ouverture de la session ordinaire  de septembre de la chambre basse du parlement, essentiellement budgétaire.

Abordant la situation socio-économique de la République Démocratique du Congo, le président de l’Assemblée nationale a fait noter dans son allocution, qu’en fin août 2014, selon les données de la Banque Centrale, le  pays présente une situation globalement caractérisée par un cadre macro-économique stable avec un taux de croissance du PIB, estimé à 9,5%.

            Au-delà du cadre macro-économique, Aubin Minaku  a recommandé au gouvernement de veiller à la bonne répartition du fruit de cette croissance qui tend vers un taux à deux chiffres, et de réduire progressivement l’inadéquation existant  entre le  niveau de la croissance et celui du revenu moyen annuel par habitant, de manière à améliorer progressivement le vécu quotidien de la population.

            Concernant la mobilisation des recettes, le speaker de la chambre basse a relevé que la réforme fiscale qui a permis au pays de muter de l’impôt sur chiffre d’affaires à la taxe sur la valeur ajoutée, ne devrait pas situer les recettes publiques à son niveau actuel, parce qu’il est clair que les résultats y relatifs, à ce jour, poursuit-il, sont mitigés et en deçà des attentes deux ans après sa mise en application.

            Toutefois, Minaku a soutenu au nom de l’Assemblée nationale, toutes les initiatives « pro-croissance » du chef de l’Etat mises en œuvre par le gouvernement, en particulier celle de l’érection du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, dans la province du Bandundu,  dont les effets d’entrainement d’après lui, sont déjà pressentis.

            Sur le débat relatif à l’organisation de futures échéances, le président de l’Assemblée nationale fait savoir que les élus se prononceront sur les projets de loi portant organisation des élections locales, municipales et urbaine qui n’appellent pas de révision constitutionnelle.

Dans la même optique, Aubin Minaku a  souligné qu’il est inscrit en bonne place dans l’agenda de cette session essentiellement budgétaire, le projet de loi relatif aux élections des députés provinciaux qui appelle à la révision constitutionnelle touchant l’article 197 de la constitution.

            Il a confirmé qu’un débat préalable sera organisé, mais en prévenant que la décision qui s’ensuivra demeure, elle, fondamentale, qu’elle soit positive ou négative.

            « Quoi qu’il en soit, la République, je le sais, ne disparaitra pas, l’essentiel étant qu’une décision soit prise, assumée, encadrée», a déclaré le speaker de la chambre basse, avant de lever l’équivoque sur la révision des autres dispositions de la constitution qui alimentent les discussions au niveau des partis politiques, de la société civile, des personnalités et des acteurs sociaux indépendants.

            A ce sujet, Minaku a précisé que le bureau de l’Assemblée Nationale qui n’a reçu aucune demande de la révision de la constitution au-delà de l’article 197, ne saurait pas programmer une séance dans ce sens et prendre une décision sur cette épineuse question.

            « Mais d’ailleurs, à ce sujet, seul le peuple demeure le souverain primaire, l’Alpha et l’Omega de tout processus constitutionnel » a lâché le président de l’Assemblée nationale.

            Sur un autre registre, Aubin Minaku a rendu un vibrant hommage au lieutenant-général Jean Lucien BahumaAmbamba, un de plus valeureux soldats de la RDC, qui s’était fait signaler par des hauts faits d’armes lors de la mise en déroute du M23.

            Parlant du virus Ebola, contenu avec efficacité dans la contrée mise en quarantaine de Djera, en province de l’Equateur, le président de l’Assemblée nationale a, au nom de la représentation nationale, lancé un appel pathétique au gouvernement de la République pour que tout soit davantage mis en œuvre pour son éradication.        ERIC WEMBA   

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