Miba : au banc des accusés, la PAD se défend

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Une goutte de trop dans un verre d’eau ! En tout cas, si l’on n’y est pas encore totalement, l’on y est presque et il ne manque qu’un petit rien pour que le verre déborde. Le climat est malsain à la Minière de Bakwanga, essentiellement avec ce dossier brûlant des terrains que l’actuelle Présidente Administratrice Déléguée a cédés à une catégorie des directeurs de son choix ainsi que quelques notabilités de la Province au détriment des cadres et agents de la société. Cette affaire fait couler beaucoup d’encre et de salive dans l’ancienne capitale mondiale du diamant et risque d’envenimer le climat qui est déjà mauvais entre la direction générale et le corps des agents et cadres.

La situation sociale déplorable due essentiellement aux retards énormes de paiement des salaires depuis plus de trois ans est devenue intenable avec les promesses faites vers la fin de l’année dernière aussi bien par le chef de l’Etat que par le Premier ministre de libérer la somme de vingt millions des dollars Us pour faciliter la relance des activités minières. Les agents et cadres de la MIBA sont toujours dans l’attente de cette cagnotte dont une partie pourra servir à apurer les arriérés des salaires. Que des morts enregistrés tant au niveau des agents que de leurs enfants et parents proches ! Que des ménages disloqués, que des enfants chassés des écoles ! Que des malades chassés des centres de santé ! Et c’est ce moment que choisit l’actuelle P.A.D pour remuer le couteau dans la plaie, s’est indigné un membre de la délégation syndicale.

En effet, selon plusieurs correspondances émanant des syndicats et des agents de cette société qui jadis faisait la fierté de l’ancienne capitale mondiale du diamant, c’est l’ancien P.A.D KABONGO Fuila qui avait pris la décision de remettre à la Ville de Mbuji Mayi ce lotissement des terrains situés au centre de la ville et appartenant à la MIBA. Une grande partie de ces terrains devraient être remis à titre grâcieux d’abord aux agents et cadres de la société tandis que d’autres seraient vendus aux tiers et le fruit de cette vente servirait à apurer les arriérés des salaires. Il semble que Mme la P.A.D est passée outre cette recommandation et c’est ce qui a soulevé un tollé des protestations au sein de la société.

Approchée, la PAD s’est déclarée innocente car, a-t-elle ajouté, ce projet avait été monté par son prédécesseur : « je n’ai rien vendu aux tiers. Ceux des directeurs qui ont bénéficié de ces terrains figuraient sur la liste arrêtée par M. KABONGO Fuila ».

Par ailleurs, il y a un autre dossier qui fâche. C’est celui de la signature des contrats pour la fourniture des matériels de travail et autres engins lourds en prévision du redémarrage des activités minières. Des bribes d’informations provenant de la MIBA signalent la présence des opérateurs économiques expatriés indélicats et spécialistes dans la surfacturation au détriment de la société et du trésor public. De sorte qu’un produit manufacturé qui coûte 10 dollars Us à l’achat dans un pays de l’Afrique Australe va être multiplié par quatre pour le bonheur de ceux qui ont signé ces contrats. Le nom d’un opérateur économique véreux et manipulateur des chiffres est sur toutes les lèvres et c’est lui qui aurait gagné le gros lot des commandes des marchandises à des prix exorbitants. Si ces contrats sont signés, la MIBA va payer quatre fois plus que le prix du marché.   

Tous les regards sont donc tournés vers les autorités centrales pour ramener la paix à la MIBA avant qu’il ne soit trop tard. Affaire à suivre. 

Castro

 

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