«MIASA» compte s’impliquer dans la construction d’Inga 3 et Grand Inga

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L’industrialisation de l’Afrique tout entière en général et celle de l’Afrique australe en particulier, passe impérativement par la création de petites et moyennes industries, et même de grosses industries, ainsi que par la fourniture à ces dernières, de l’énergie électrique en quantité suffisante. C’est pour explorer les opportunités d’une coopération économique sous-régionale dans le domaine énergétique qu’une délégation de la Chambre des mines de l’Afrique australe, MIASA, conduite par son président Veston Malango, et comprenant le secrétaire général Dick Kruger, et Vusi Mabena, le directeur chargé des relations extérieures de cette organisation, vient d’effectuer une visite de prospection et de contacts en RDC. Arrivée mercredi 26 juin 2013, dans la capitale congolaise, Veston Malango et sa suite ont été reçus par le président de la Chambre des mines de la FEC, Simon Tuma-Waku, Ben Munanga, membre de la commission énergie et d’autres collaborateurs avec lesquels ils ont eu des échanges préliminaires. Ensuite, la délégation de MIASA s’est entretenue avec le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, sur l’appui des autorités congolaises au renforcement de la coopération minière entre leurs structures et sur le développement de l’industrie minière dans la région de l’Afrique australe. Pour ce faire, Veston Malango et sa suite ont évoqué l’épineux problème énergétique auquel sont confrontées des industries minières de la sous-région et dont la RDC, avec son grand potentiel hydro-électrique constitue, est l’une des solutions.

            C’est d’ailleurs dans ce cadre que la délégation de MIASA a eu par la suite, une réunion de travail avec le ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques, Bruno Kapandji, marquée par la présentation technique de la maquette du grand complexe de production du courant électrique d’Inga. Veston Malango et sa suite ont effectué une visite au Barrage d’Inga qui, comme on le sait, a pour vocation d’alimenter plus tard une partie du continent africain en énergie électrique, notamment en exportant une partie de sa production vers l’Afrique australe. A Inga, la délégation de MIASA a visité les installations de Inga 1 et 2, le projet d’Inga 3, ainsi que le site qui accueillera le Grand Inga. Ils ont apprécié le projet du barrage qui représente l’espoir du continent africain actuellement engagé dans la bataille de son développement économique et soucieux de réaliser sa croissance économique et de mener la lutte contre la pauvreté en faveur de ses populations habitant les milieux ruraux.

Le barrage d’Inga, solution pour l’industrialisation de l’Afrique australe

            Samedi 29 juin 2013, à l’issue de sa visite en RDC, le président de MIASA a tenu un point de presse. A cette occasion, il a lu la déclaration sur la mission de travail qu’il vient d’effectuer dans notre pays, avant de répondre aux questions des journalistes. A la question de savoir si la chambre des mines de l’Afrique australe MIASA qui regroupe 8 chambres des Mines, est au courant des accords de financement signés entre le gouvernement congolais, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, pour Inga 3 et le projet de Grand Inga, Veston Malango a rassuré la presse à ce sujet. Sa structure, entend participer à ce méga-projet et est  au courant de l’implication de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Veston Malango a indiqué que Inga avec ses caractéristiques techniques, est un grand projet qui présente de gros enjeux, mais aussi des risques importants en matière de financement. Il faudrait, a-t-il fait savoir, que ces risques soient partagés avec d’autres partenaires au niveau régional et international. Voilà pourquoi ils vont impulser ce projet et contribuer à sa réalisation. Le président de la Chambre des Mines de la FEC, Simon Tuma-Waku, a tenu à préciser que ce projet dépasse les capacités de financement d’un seul pays, et requiert pour sa concrétisation, non seulement des financements sur le plan régional, mais aussi international. Car, il y a beaucoup des défis à relever ensemble.

            A la question de savoir quel serait l’apport de MIASA dans la révision du Code minier congolais, Veston Malango a soutenu que sa structure avait dépêché lors des travaux du forum organisé par la FEC, un de ses membres. Regroupant plusieurs chambres des mines, MIASA possède une expertise qui peut aider la RDC à puiser des éléments importants sur les expériences accumulées par d’autres pays membres. Pour lui, la première législation du code minier est un processus dans lequel beaucoup des faiblesses ont été relevées. Il est important pour le développement de l’industrie minière congolaise, que les dispositifs de la loi qui posent problème soient évacués. Voilà pourquoi, a conclu sur ce point Simon Tuma-Waku, la chambre des mines de la RDC entend consulter MIASA pour pouvoir bénéficier de son expertise sur la mise en application de codes miniers de ses partenaires de l’Afrique australe.

                                                                                                              J.R.T

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