Mgr Monsengwo regrette le gâchis

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Le 18ème anniversaire des massacres des chrétiens identifiés sous l’appellation de « morts de la démocratie » n’est pas passé inaperçu. Plusieurs manifestations ont été organisées par des forces politiques et sociales en guise de commémoration de cette date indélébile dans la mémoire collective des Congolais.

C’était aussi l’occasion pour divers acteurs de la scène nationale de s’exprimer. Au nombre de ceux-ci, il y a Mgr Monsengwo Pasinya Laurent.
Archevêque de Kinshasa et ancien président de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), Mgr Monsengwo s’est exprimé hier mercredi 17 février matin sur la Voix de l’Amérique, dans son édition francophone.
Après un rappel succinct des faits saillants ayant marqué cette date de dimanche 16 février 1992 et le mobile de la marche qui fut réprimée dans le sang par le duo Mobutu-Nguz, Mgr Monsengwo a réitéré sa compassion aux victimes de la cruauté d’un régime aux abois.
Avant de rappeler que les marcheurs n’avaient rien autre que le chapelet, la Bible et les rameaux et scandaient des cantiques religieux sur tout leur parcours dans le seul but d’exiger la réouverture des travaux de la CNS, lorsqu’ils furent réprimés dans le sang par les forces du régime.  
En outre, le chef de l’Eglise catholique de Kinshasa n’a pas caché sa désapprobation suite au retard enregistré sur le chemin de la démocratie par son pays.
Il indique que le chemin de la démocratie était déjà balisé avec la CNS, et que dans les trois mois on allait organiser le référendum populaire si la rébellion n’avait tout chamboulé.
C’est pourquoi il considère la perturbation du processus par la rébellion qui a dû chasser le dictateur Mobutu du pouvoir par les armes, comme une marche en arrière que le pays a connue.
A la question du confrère Roger Guy-Folly de la VOA qui voulait savoir si la démocratie ne progressait pas en Rdc, avec l’organisation des élections ? Laurent Monsengwo a répondu que la démocratie égale l’organisation des élections, oui. Mais, si elle se veut un programme global de gouvernance du pays où on observe le respect des droits de l’homme, les règles de bonne gouvernance, une justice indépendante…il y a encore du chemin à parcourir.

Le référendum avec quel gouvernement ?

Au-delà du regret de Mgr pour le gâchis ou retard dû à la rébellion qui a fait faire au pays une marche en arrière, constat que partagent d’ailleurs un bon nombre des compatriotes, tiqué d’apprendre qu’en 3 mois, on allait organiser le référendum populaire n’eût été le déclanchement de la guerre par la rébellion d’Afdl.
Le gouvernement qui était en place à l’époque était le fruit de la fameuse « 3ème voix », ayant succédé à celui parallèle issu du Conclave de Kinshasa, un forum organisé dans le but de saboter le programme de la CNS.
Et le programme que ledit gouvernement exécutait n’était pas celui basé sur les résolutions de la CNS.
C’est là où l’opinion veut savoir : comment un gouvernement mis en place pour contourner les décisions de la CNS pouvait-il exécuter le programme de celle-ci

Dom

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