Message de Kabila à la Nation : F. Diongo dénonce la volonté de charcuter la Constitution

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Franck-DIONGOAu Mouvement Lumumbiste Progressiste Franck Diongo dénonce la tentative du pouvoir en place de balayer la Constitution du 18 février 2006 pour se maintenir au-delà du délai fixé par la même loi fondamentale. Au cours d’un point de presse qu’il animé le lundi30 novembre 2015 au siège de son parti, il a fait savoir que la réflexion sur le changement du mode de scrutin proposée par Joseph Kabila aux participants au dialogue dévoile au grand jour la stratégie  de charcuter la Constitution pour ouvrir la voie à une transition politique à travers un compromis politique anticonstitutionnel.

Le président du MLP a appelé à la mobilisation et au grand rassemblement des forces vives de la Nation pour barrer la route au coup d’Etat constitutionnel.

Il estime que le dernier message du Président Kabila à la Nation vient de porter un coup de poignard à la démocratie, à l’Etat de droit et à la Constitution.

Cet acteur de l’opposition a réaffirmé son adhésion totale au message des Evêques et confirmé sa participation aux actions programmées par la CENCO pour protéger la démocratie et l’Etat de droit.

Après les orientations sur le dialogue fixées par Joseph, les participants à ces assises passeraient, aux yeux de Diongo, pour des traitres à la Nation. Cet opposant a salué le courage des membres du G7 et de la Dynamique pour leur refus de prendre part au dialogue, qui menace de rompre le pacte républicain conclu à Sun City pour mettre fin à la guerre et à la crise de légitimité devenue chronique en RDC depuis l’élimination physique et politique de Patrice Emery Lumumba en janvier 1961.

            Le président du Front anti-dialogue a lancé un vibrant appel à toutes les forces vives de la Nation pour appliquer l’article 64 de la Constitution, afin de protéger la démocratie et obtenir des élections libres, transparentes et apaisées, à organiser dans les délais constitutionnels.

             Pour conclure, le précité a souligné que la Constitution en vigueur en RDC ne prévoit aucune mesure exceptionnelle pour palier la non tenue des élections présidentielle et législatives nationales dans les délais.

ERIC WEMBA