Message de condoléances de FFJ à RFI à l’occasion de l’assassinat de deux journalistes français au Nord du Mali

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rfiFreedom for journalist (FFJ), organisation de défense et de promotion de la liberté de la presse en République démocratique du Congo est fortement touché par l’assassinat, samedi 02 novembre 2013 à Kidal, une entité indépendantiste située à 1500 km de Bamako, capitale du Mali, de Ghislaine DUPONT et Claude VERLON, tous deux journalistes à Radio France Internationale(RFI), une station émettant à Paris, capitale de la République française.

Les victimes venaient pourtant d’interviewer Ambery Ag Rhissa, un responsable du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) qui a assisté à l’enlèvement.

La Direction de FFJ et l’ensemble de ses correspondants provinciaux ont, tous, été bouleversés par cette macabre nouvelle qui relance la problématique de la sécurité des journalistes dans le monde, ces hommes et ces femmes qui n’ont que la voix et la plume pour retourner à la société ce qu’elle leur donne.

FFJ retient de « Ghislaine », une chevronnée, habituée aux reportages difficiles, celle qui, par son nez fouineur, savait trouver l’essentiel de l’information, mais aussi qui, à une époque donnée de l’histoire récente de la République démocratique du Congo, apportait aux citoyens du monde, l’info d’un Congo au centre des turbulences politiques.

            FFJ pleure Ghislaine Dupont et son confrère. Leurs ravisseurs n’auraient pas du les tuer au moment où FFJ déposait des gerbes des fleurs sur la tombe de cet autre journaliste congolais, Franck Ngyke en commémoration de l’an 8 de  son ignoble assassinat aux côtés de son épouse Hélène.

Enlevés puis assassinés, « Ghislaine » et « Claude » n’auraient pas du mériter le châtiment qui leur est infligé par les ennemis de la contradiction.

Spécialiste de l’Afrique depuis plus de 25 ans, Ghislaine Dupont, couvrait le continent depuis son arrivée à RFI en 1986.

D’un professionnalisme qui lui avait valu l’affection des auditeurs congolais qui l’appelaient parfois «Maman Ghislaine». « Gigi », comme l’appelaient affectueusement ses confrères au sein de la rédaction de RFI s’en est, donc, allée très brutalement.

FFJ présente ses sincères condoléances à Monsieur l’Ambassadeur de France en RDC, aux Français répertoriés en RDC, aux professionnels des médias de RFI et à l’ensemble des journalistes dans le monde.

            FFJ exhorte les présidents François Hollande et Ibrahim Boubacar Keïta à diligenter une enquête, toutes affaires cessantes, aux fins d’établir les responsabilités et punir les assassins de la démocratie.

Allez-y « Gigi » et Claude. Vous n’avez fait que nous précéder. Vous n’êtes pas morts pour rien.

Fait à  Kinshasa, le 03 novembre 2013

   Freedom for journalist (FFJ)

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