Mende réplique à Jeune Afrique

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Le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga, a animé une conférence de presse, hier jeudi 3 février 2011 dans son cabinet, afin de réagir à la dernière publication de l’hebdomadaire « Jeune Afrique » (J.A.), qui a consacré 14 pages au Président de la RD Congo, Joseph Kabila. D’entrée de jeu le porte-parole du gouvernement a fustigé le titre affiché en couverture dudit magazine, révélant ainsi les intentions des auteurs : « Kabila égale Mobutu light ». « L’assimilation de celui que l’on veut détruire au défunt Maréchal de l’ex-Zaïre, antihéros devant l’Eternel, constitue l’injure suprême pour beaucoup de nos compatriotes » a lâché Lambert Mende.

 

 Pour lui, il appert clairement que l’objectif de cette série, concoctée par un challenger déloyal surnommé « gorge profonde », est de « casser » Joseph Kabila qui se prépare à affronter des élections dans quelques mois. Ce personnage, que le ministre identifie comme un ancien courtisan éconduit et inconsolable bien connu comme un indécrottable complexé se trouve actuellement dans « le camp des partisans de la souveraineté surveillée ». Pourquoi s’en prendrait-il au chef de l’AMP ? ont questionné les journalistes. En guise de réponse, Lambert Mende a indiqué qu’il n’est pas dans son cœur, ni dans sa tête mais peut supputer que cette personnalité n’a jamais digéré sa disgrâce. D’où, il consacre ses dernières énergies à se venger contre celui qui l’a descendu de son piédestal.
 Concernant les photos prises au bureau du Chef de l’Etat et publiées dans J.A., il a rétorqué qu’il est possible que ce soit toujours « gorge profonde » qui les aient prises au moment où il était en bons termes avec le Président. « C’est un abus de confiance… » a-t-il clamé.

Asadho veut pousser Kabila à la faute
 Face au communiqué publié le 31 janvier dernier par l’ONG des droits de l’homme, Asadho, faisant état d’intimidations, arrestations et répressions  des membres de l’opposition de la part du gouvernement, le porte-parole de l’Exécutif a révélé qu’en réalité cette ONG cherche à rééditer en RDC la triste pantalonnade ivoirienne. « On connait la chanson, ses auteurs et leurs objectifs réels. Mais le Congo ne se laissera pas prendre », a-t-il indiqué, tout en dénonçant la combine de l’Asadho incitant le Chef de l’Etat à violer l’indépendance du pouvoir judiciaire en lui demandant de « faire libérer, sans condition, tous les opposants politiques qui sont emprisonnés ». Evidemment, conclut-il, cela ne se ferra pas car il n’est pas prouvé que tout opposant qui est aux prises avec la justice ne l’est qu’à cause de son statut d’opposant.
 Lambert Mende a dévoilé que 24 heures après l’Asadho, une plate-forme de l’opposition, l’Union sacrée pour l’alternance(USA), publiait une déclaration qui est pour l’essentiel une copie-collée caricatural de communiqués de certains nostalgiques occidentaux sur la récente révision constitutionnelle. « A notre connaissance, personne n’empêche les opposants d’exercer leurs droits constitutionnels. Sinon il n’y aurait pas tous ces débats que l’on suit quotidiennement à la télévision et dans lesquels les débateurs de l’opposition s’illustrent souvent par des insultes gratuites contre le pouvoir sans être du tout inquiétés. Il faut que nous apprenions à faire chacun son travail honnêtement », a-t-il conclu.

Tshieke Bukasa

 

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