Mende dénonce le lynchage médiatique de la PNC

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mende_lambert Lambert Mende Omalanga, ministre des Médias et porte-parole du gouvernement s’est entretenu le lundi 24 novembre avec la presse tant nationale qu’internationale.

            Sa communication a tourné autour de quatre points : les nouveaux massacres de Beni, l’assainissement de l’espace médiatique, le lynchage médiatique de la Police nationale par Human Rights Watch et associés, et le procès des assassins du colonel Mamadou Ndala.

            Concernant les nouveaux massacres de Beni, le porte-parole met en cause les éléments de la rébellion ougandaise ADF-NALU, se basant sur les premières conclusions de l’enquête. Lambert Mende renseigne, à ce sujet, que les «terroristes» ayant perpétré les massacres s’étaient déguisés en soldats, dans des localités enclavées du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Derrière ces tueries répétées de la population civile, il fustige une main noire dont les tireurs des ficelles se comptent tant parmi les nationaux qu’internationaux.

            Pour ce qui est de la fermeture de certaines chaînes de radios émettant dans le Nord-Kivu, il a réitéré sa mesure conservatoire prise en date du 14 novembre dernier au motif que lesdits médias privés contribueraient à la diffusion de messages codés destinés à guider les forces négatives dans la réalisation de leurs forfaits, tout en incitant à la haine et à la démoralisation des FARDC.

            Quant au rapport de l’ong HRW sur l’opération « Likofi », destinée à anéantir les bandits identifiés sous le vocable «Kuluna» à Kinshasa, qui accuse la police congolaise de violation des droit de l’homme par des exécutions sommaires et extrajudiciaires, le porte-parole dénonce le lynchage médiatique par des organisations internationales tendant à ternir l’image du pays.

            Pour soutenir son rejet de certaines affirmations dans ce rapport, il a exhibé quelques photos de jeunes gens donnés pour morts, mais qui curieusement sont détenus à Makala. Avant que deux d’entre eux ne soient physiquement présentés devant la presse. Le troisième, d’après le ministre, serait déjà en famille et libre toute mouvement.

Enfin, il s’est félicité du bon déroulement du procès des assassins du feu colonel Mamadou Ndala.

            Ci-dessous l’intégralité de la communication du ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’initiation à la la Nouvelle citoyenneté, Lambert Mende :                  Dom

  1. NOUVEAUX MASSACRES A BENI

            Ce point de presse s’ouvre à nouveau par de bien tristes nouvelles de Beni, au Nord-Kivu où, jeudi passé encore, de nouvelles attaques ont eu lieu. D’abord  à une vingtaine de kilomètres sur la route entre Beni et Mbau, sur un convoi de la Monusco par un groupe d’hommes armés. Ensuite sur un certain nombre de petites localités enclavées par des terroristes déguisés en soldats. Cette dernière offensive a entrainé plusieurs morts au sein de la population. Une dizaine de corps ont pu être identifiés et portés à la morgue. Il faut, hélas, s’attendre à un nombre plus important de victimes car le massacre a été perpétré dans une zone forestière dont la morphologie ne facilite pas les recherches.

            Des éléments de la rébellion ougandaise de l’ADF sont mis en cause par les premières conclusions de l’enquête. Les forces de défense et de sécurité de notre pays ont commencé à adapter avec succès leur stratégie à cette guerre non conventionnelle que les terroristes ougandais et leurs complices ont choisi après avoir été mis en déroute par l’opération Sukola. La détermination du Gouvernement de la République d’anéantir par tous les moyens ces égorgeurs de femmes et d’enfants est totale.

            Ces bandits qui ont sanctuarisé notre pays depuis plus de 25 ans et y ont tissé des réseaux de complicité seront traquées inlassablement jusqu’à la neutralisation du dernier d’entre eux, et ce, tout le temps que cela sera nécessaire. Les FARDC qui ont écrasé il y a peu un groupe armé autrement plus nocif comme le M23 relèveront ce nouveau défi diabolique à la paix dans le grand Nord-Kivu. Ainsi que l’avait annoncé le Président Kabila, le Congo gagnera contre les terroristes.

            Les investigations lancées à la suite des premières arrestations parmi les criminels auteurs des actes terroristes au grand Nord laissent entrevoir que quelques acteurs nationaux et régionaux jusque-là insoupçonnés ont pris une part déterminante dans cette offensive de terreur. Il va de soi que les enquêtes et poursuites pénales éventuelles sur ces crimes ignobles vont s’étendre aussi bien aux exécutants qu’aux commanditaires et auteurs intellectuels.

Le Gouvernement ne s’accordera aucun répit jusqu’au jour où ces criminels, congolais ou nationaux, subiront les rigueurs de la loi. Nous engageons à la suite du Président Joseph Kabila nos compatriotes du Nord Kivu à coopérer avec les forces de défense pour réduire la marge de manœuvre des forces négatives qui ne doivent plus jamais se mouvoir dans cette région comme des poissons dans l’eau.

            Il est clair que les terroristes et leurs maîtres visent la déstabilisation du  Kivu et l’affaiblissement subséquent de la RDC qu’ils croient de la sorte pouvoir assujettir et exploiter. Dans cette optique, les actes humainement insupportables qu’ils posent recherchent avant tout l’objectif d’opposer les communautés congolaises entre elles et de les opposer aux institutions de leurs pays que des rumeurs malveillantes savamment distillées présentent comme incapables de les sécuriser. Les Congolais du grand Nord feront œuvre utile en s’érigeant comme une barrière compacte à ces visées funestes.

            Le Gouvernement attend qu’ils dénoncent et se désolidarise inconditionnellement avec quiconque aurait participé à cette hécatombe qui décime notre peuple. Il faut les dénoncer quelle que soit notre sociologique ou professionnelle avec eux et en tous les cas s’abstenir d’entraver les investigations en cours qui impliquent parfois des devoirs pas toujours agréables. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelle. – Nous engageons aussi nos concitoyens du grand Nord à faire échec à toute initiative de justice populaire qui risque de faire dégénérer les choses et de conduire le pays à l’implosion tant souhaitée par nos ennemis.

  1. ASSAINISSEMENT DE L’ESPACE MÉDIATIQUE

            Comme vous le savez, le 14 novembre dernier j’ai interdit par mesure conservatoire quelques radios du grand Nord. Selon les données de l’enquête, ces stations privées contribueraient à la diffusion de messages codés destinés à guider les forces négatives dans la réalisation de leurs forfaits dans le grand Nord ou incité à la haine et à la démoralisation des FARDC, en violation flagrante de leur cahier des charges. Les raisons de cette décision sont donc claires et limpides. Il faut préciser que c’est par l’arrêté Ministériel n°025 et non par le communiqué du Directeur de Cabinet qui en a rendu compte aux médias que ces décisions ont été prises. La décision est conforme à l’article 87 de la Loi N° 96-002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse, lequel stipule ce qui suit : « seront interdites de diffusion au Zaïre toutes les sociétés privées de radiodiffusion sonore et de télévision non en règle avec le prescrit de la présente loi ».

            Des voix se sont élevées ici et là pour nous accuser de vouloir faire taire des médias indociles proches de l’opposition. Rien n’est plus faux et je ne connais aucun Etat au monde qui, confronté à des actions terroristes de cette nature, s’accommoderait de laisser des malfrats utiliser des médias pour guider les exécutants de leurs sales besognes.

            En tout état de cause, le Ministère des Médias n’a fait qu’appliquer les dispositions pertinentes de la loi en la matière. Une dame parlant au nom de l’ONG française Reporters Sans Frontières nous a invectivé récemment en évoquent un stimulus politique qui constituerait notre seule motivation à cet égard. Elle a seulement oublié de se documenter sur les normes légales et réglementaires en vigueur dans ce pays dont elle parle avec autant d’aplomb. En effet, les lois qu’elle a convoquées à l’appui de son argumentaire sont peut-être en vigueur dans son pays d’origine mais certainement pas en RDC. Comme porte-parole du Gouvernement de la RDC, je me suis refusé à tout débat avec cette prétendue « experte » qui trouve « à rire » (le mot est d’elle) de nos efforts pour sauver des centaines de vies humaines fauchées par des bandes terroristes dont elle semble ignorer l’existence et les méfaits et qu’elle se permet de banaliser en s’appuyant sur la non-conformité d’une décision du Gouvernement congolais avec les lois d’un pays étranger, fut-il la France. C’est comble de l’absurdité.

            D’aucuns ont questionné, de bonne foi, ces mesures conservatoires prises à l’encontre de quelques médias du grand Nord. Je les invite à ne pas lire toutes les décisions du Gouvernement dans une situation exceptionnelle comme celle-là sous le prisme des considérations politiciennes. La vie et la sécurité de nos populations n’ont pas de prix et passent avant de telles considérations. Ces mesures à titre conservatoire pour atteinte à la sécurité nationale se justifient parce que nous avons de bonnes raisons de croire que, à l’insu ou non de leurs promoteurs ou gestionnaires, les forces négatives dans cette région y ont fait diffuser des messages opérationnels codés qui ont guidé les mains assassines. D’autres ont violé le cahier des charges qui interdit la diffusion des messages de haine et de démoralisation des forces de défense. Un gouvernement digne de ce nom dans un pays aussi fragile que le nôtre ne peut pas se permettre de banaliser la sécurité de ses citoyens dans le seul but de plaire à je ne sais qui. Trop de nos frères et sœurs du Grand Nord ont perdu la vie entre les mains de ces criminels pour que nous nous laissions détourner du devoir sacré de faire cesser à tout prix cette agression. Sauf à vouloir faire feu de tout bois, il faut éviter tout amalgame entre les compétences du Gouvernement et celles du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), institution d’accompagnement de la démocratie en l’espèce. Les raisons que je viens d’évoquer ne permettent aucune confusion à cet égard. Le Gouvernement, à travers le Ministère des Médias, a mis fin par une mesure urgente à une atteinte en cours à la sécurité des personnes par ces médias. Cela n’empêche ni le CSAC, ni le pouvoir judiciaire, dûment informés de ladite mesure, de prendre chacun en ce qui le concerne les décisions relevant de leurs compétences.

            Les médias concernés par ces mesures sont libres d’articuler leurs recours. Un seul l’a fait jusqu’à présent et son cas est à l’étude. D’autres pensent trouver une solution par des pressions de certains groupes d’activistes sur le Ministère. C’est leur choix.

            La nécessité de l’assainissement du secteur des médias a été ramenée à la surface par le 8e Congrès le l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) de juillet dernier. Les professionnels des médias avaient décidé de restituer au journalisme ses lettres de noblesse ternies par ceux qu’ils avaient qualifié de «moutons noirs». C’est dans cet ordre d’idées que le Ministère des médias s’était engagé à contribuer à cette action en veillant à ce que plus personne n’exerce ce métier sans en avoir la qualité ni s’être conformé aux lois y relatives. Nous avions alors mis à jour la situation de certaines personnes qui publiaient des journaux sans aucune existence légale dans le pays. Par mon arrêté 016 du 18 août 2014, 75 de ces organes fictifs ont été interdits de paraître. Pour échapper à cette mesure générale qui ne répond à aucun stimulus politique, il n’y a qu’une solution : se conformer à la loi.

            Les journalistes sont pour nous des partenaires appréciés. Les institutions publiques congolaises ne peuvent s’en passer. Il faut que la médisance des bien-pensants arrête de faire croire que le Gouvernement et ses services seraient aux sources de tout délit ou crime dont la victime serait un professionnel des médias. La condamnation sévère (15 ans de prison ferme) par la justice militaire du Sud Kivu d’un sergent des FARDC déclaré coupable de l’assassinat du journaliste Manzambi d’Uvira la semaine passée illustre le contraire. Il n’est pas inutile de signaler que ce crime avait déjà été attribué par des activistes mal intentionnés au Gouvernement congolais accusé de vouloir « étouffer l’affaire ».

III.   LYNCHAGE MEDIATIQUE DE LA POLICE NATIONALE PAR HUMAN RIGHTS WATCH ET ASSOCIÉS

            Notre Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité qui a la tutelle de la Police Nationale Congolaise se retrouve comme vous l’avez constaté embarqué dans une assez pénible polémique avec l’ONG Human Rights Watch (HRW) qui a cru bon le 18 novembre de redistribuer en version améliorée, un rapport très controversé sur l’Opération Likofi déjà rendu public quelques semaines plus tôt par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) sur cette action coup de poing du 15 octobre 2014 contre la délinquance en bande et la grande criminalité dans la capitale Kinshasa.

            Le Gouvernement de la République tient à rappeler sa pleine disponibilité à mettre à profit la présence sur le territoire national d’un certain nombre d’agences multilatérales ou d’organisations de droit étranger susceptibles d’aider notre pays à améliorer ses capacités en matière de défense et de promotion des droits fondamentaux garantis par la Constitution. En dépit des querelles méthodologiques, nous entendons poursuivre notre collaboration notamment avec une instance comme le BCNUDH qui a, à notre connaissance, une mission de conseil auprès du Gouvernement congolais en cette matière. Nous restons aussi à l’écoute d’acteurs privés étrangers comme HRW pour autant qu’ils ne s’écartent pas des obligations d’objectivité et de neutralité politique qui leur incombent.

            Le rapport que ces deux structures ont rendu public sur l’opération likofi de la Police Nationale Congolaise à Kinshasa et présenté à dates séparées comme pour dramatiser les faits au détriment de la crédibilité des institutions congolaises continue à préoccuper le Gouvernement. À lire ce rapport, on a de la peine à imaginer qu’il soit le produit d’une agence onusienne chargée de soutenir les efforts des autorités légitimes congolaises en matière des droits de l’homme et d’élaborer à l’intention de ces dernières un monitoring régulier en l’espèce. Il faut déplorer que le BCNUDH se soit inscrit dans une méthodologie qui tourne le dos à toute concertation adulte avec le Gouvernement. Plutôt que de discuter avec le Gouvernement de ses avis et considérations sur cette problématique, le BCNUDH nous a embarrassé en se limitant à faire diffuser aux quatre coins du pays et du monde des anticipations pessimistes sur notre pays élaborées par des « experts » recrutés exclusivement au sein de l’opposition la plus radicale.

            Quant à Human Rights watch, deux passages de sa version du rapport nous paraissent questionnables : (1) Les graves accusations contre la Police nationale auraient été tirées de « un rapport confidentiel rédigé par un gouvernement étranger » et, plus grave ; (2) La répétition, mot pour mot, des propos rageurs des opposants qui avaient perdu aux élections de 2006 et 2011 repris par Ida Sawyer de HRW qui est allé jusqu’à présenter le président Joseph Kabila non pas comme le Chef de l’Etat de la RDC qu’il est, mais comme « celui qui a revendiqué la victoire après les élections de 2006 et 2011 ».

            Le Gouvernement de la République regrette que l’agence onusienne et l’organisation humanitaire internationale desquelles il est en droit d’attendre une collaboration objective avec la RDC pour l’amélioration des droits humains dans notre pays se soient laissés aller à ruiner de la sorte l’image de neutralité qui sied à leur mission dans notre pays.

            L’acharnement de ce rapport sur un individu (cas du général commandant la Police de Kinshasa déclaré coupable sans aucune forme de procédure) dont la tête ne plaît manifestement pas aux auteurs, constitue en lui-même une violation des droits de l’homme. Avec une rare témérité, HRW a littéralement sommé le Gouvernement congolais de suspendre cet officier général en attendant les résultats d’une enquête judiciaire crédible, c’est-à-dire en réalité sur la base des seules allégations des auteurs du rapport de Human Rights Watch (page 7 du rapport). C’est une éventualité que nous ne pouvons en aucune manière envisager car cette grave accusation est tirée de prétendues entretiens avec des familles non identifiées « pour leur sécurité » et dont nul n’a présenté jusqu’à ce jour le verbatim à une autorité judicaire congolaise.

            De fait, il est permis aujourd’hui de douter de la réalité de ces entretiens entre des enquêteurs de HRW avec ceux qui sont présentés comme des familles de victimes à la lumière des révélations de quelques activistes d’ONG congolaises qui disent avoir initié ces entretiens avec lesdites familles de kulunas et auxquels HRW a tenté de voler la vedette. Dans ces conditions on peut avoir des doutes devant l’éventualité de voir des affabulations politiquement motivées par certaines de ces ONG nationales connues pour les liens inextricables qu’elles ont avec l’opposition radicale être instrumentalisées contre le Gouvernement. Après tout, au Ministère de l’Intérieur, nous avons vu des kulunas déclarés morts ou disparus qui étaient pourtant aussi vivants que chacun d’entre nous ici.

            Mise à nu, Human Rights Watch est sortie du  bois pour sauver son honneur en affirmant avoir comparé les noms des kulunas morts puis ressuscités au Ministère de l’Intérieur à ceux des personnes figurant sur ses propres listes qu’elle reconnait avoir tenu secrètes et n’y avoir pas trouvé des noms correspondant à ces jeunes gens dont les photos avaient pourtant été compilées dans le rapport. Il faut prendre les Congolais pour des demeurés pour vouloir les convaincre que les noms que HRW a caché au Gouvernement et au public seraient un moyen d’identification des victimes plus probants que des photos publiées dans le même rapport.

            Des deux choses, l’une : ou HRW a inventé de toutes pièces ces victimes de la police dans le but délibéré de salir le Gouvernement congolais, ou son professionnalisme a été pris à défaut par des sources non crédibles qui lui ont fourni des photomontages accompagnés de faux noms. Le gouvernement ne pouvait que répondre à la seule preuve brandie par HRW.

            Ses photomontages ayant été éventrées par le Gouvernement, Human Rights Watch a essayé de recourir avec une incroyable obstination à la technique du clair-obscur en exigeant effrontément des réponses sur des noms qu’elle avoue elle-même avoir dissimilé. Généralement, les membres d’un gang font usage d’une panoplie d’identités pour cacher leurs crimes. Seuls les visages et les empreintes digitales ne peuvent pas être aisément changés. Ne pas en tenir compte c’est faire preuve de mauvaise foi ou d’amateurisme.

            HRW a en outre présenté le phénomène kuluna comme étant d’origine politique. Cette forme de criminalité urbaine serait apparue selon elle lors des élections de 2006 et 2011 au cours desquelles « l’alliance majoritaire soutenant Kabila et les membres de l’opposition politique ont (tous les deux) utilisé les kulunas pour assurer la protection des candidats, perturber les manifestations ou s’en prendre aux partisans de rivaux politiques ». Cela voudrait dire que kulunas et policiers, qui protégeaient tous les candidats et leurs manifestations étaient en parfaite harmonie. Une absurdité !

            En tout état de cause, HRW aura fort à faire pour rétablir sa crédibilité perdue en RDC. En dépit de sa campagne de dénigrement contre l’opération  « Likofi  » celle-ci est largement soutenue par la population kinoise qui en redemande. D’aucuns ici ne comprennent pas pourquoi les pauvres femmes, éventrées ou violées, les hommes, jeunes, vieux, commerçants ou policiers massacrés ou découpés à la machette par les criminels kulunas laissent indifférente HRW.

            Le Gouvernement ne déconsidère pas pour autant l’ensemble des informations contenues dans ce rapport sur Likofi. L’Inspection générale de la PNC a été chargée d’une mission de vérification au sujet de certains faits allégués pour autant qu’ils n’auraient pas fait l’objet de procédures pénales qui contrairement aux affirmations de HRW ont abouti à une trentaine de condamnations pénales. La justice congolaise a fait son travail et continuera à le faire. Elle n’a pas attendu et n’a pas à attendre HRW ou d’autres acteurs internationaux pour cela.

  1. UN MOT SUR LE PROCES DES ASSASSINS DU GENERAL MAMADOU NDALA

            Le Gouvernement se félicite du verdict rendu par la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu le lundi 17 novembre dernier à Beni dans le procès des assassins du Général Mamadou Ndala, alors commandant de la Brigade Commando de l’Unité de réaction rapide, assassiné le 2 janvier de l’année en banlieue de Beni. La démonstration est ainsi faite, si besoin en était encore, que la justice de notre pays fait correctement son travail. En effet, ce procès a élucidé qu’il s’agissait bien d’un assassinat prémédité exécuté par des rebelles ougandais de l’ADF  mais dont les commanditaires se trouvaient parmi des éléments criminels au sein de nos propres forces armées, notamment deux colonels deux majors ainsi que les 18 comparses. Tous ont été à des peines appropriées par la Cour militaire opérationnelle.

            Des informations fort utiles ont été recueillies au cours de ce procès qui s’est déroulé en chambre foraine à Beni pour des raisons pédagogiques évidentes. Elles ne manqueront pas d’être exploitées par les instances compétentes dans un proche avenir afin qu’aucun de ceux qui ont trempé sur l’insécurisation du grand Nord Kivu reçoive la rétribution pénale méritée.

Je vous remercie.

Lambert MENDE OMALANGA

 

Ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté

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