Médias : un réseau des communicateurs en bioéthique en gestation

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La constitution d’un réseau des communicateurs en bioéthique a été envisagée le lundi 13 septembre 2010 par une trentaine des journalistes à l’issue d’une journée de sensibilisation des professionnels des médias à l’éthique de la recherche impliquant les sujets humains. Cette journée de sensibilisation a été organisée dans la salle de promotion de l’Ecole de santé publique par le Centre interdisciplinaire de bioéthique pour l’Afrique francophone de l’Ecole de santé publique de la faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa (CIBAF).

            Manifestant leur volonté de ne pas couper le cordon ombilical avec le CIBAF, les professionnels des médias se sont engagés à diffuser et vulgariser la bioéthique dans leurs supports respectifs. Ils ont promis de finaliser le cadre légal dans les jours à venir.

            Le Principal investigateur de CIBAF, Bavon Mupenda, le coordonnateur des activités, le professeur Félicien Munday, et l’assistant de recherche au CIBAF, Aimé Malonga ont entretenu les journalistes sur cette problématique de l’éthique impliquant les sujets humains, notamment de la question de l’éthique, de l’éthique de la recherche impliquant les sujets humains et les commentaires sur quelques textes juridiques de référence sur ce thème.  

            L’éthique, ont appris les professionnels des médias, est une science qui élabore des normes qui conviennent à l’action de l’homme pour que celui-ci vive en homme. Elle est une science catégoriquement normative. Brièvement, le professeur Félicien Munday a dit que l’éthique vise des faits concrets dans une société concrète. Elle est une réflexion.

            L’éthique de la recherche, a dit le principal investigateur de CIBAF, est un ensemble des principes qui régissent les rapports entre le chercheur, le participant à la recherche, le comité d’éthique, et d’autres partenaires impliqués dans la recherche. Les journalistes ont aussi appris qu’aujourd’hui à travers le monde la recherche impliquant les sujets humains ne peut commencer que si un comité d’éthique a donné son aval. Cette éthique de la recherche est née suite aux abus pratiqués sur des êtres humains. Ainsi, certaines personnes ont acquis des maladies qu’elles n’avaient pas avant de participer à une recherche. Aujourd’hui, participer à une recherche est une option et non une obligation et personne ne doit être contraint de participer à une recherche même si en fin de compte les résultats qu’elle produirait auraient des conséquences (positives ou négatives) sur tout le monde.

            Le CIBAF a été créé en septembre 2006 avec comme vision de devenir un centre d’excellence en matières de formation, de recherche et d’intervention en bioéthique.

Jean- René Bompolonga

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