Médecins, magistrats et professeurs prêts à tout bloquer

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Le Syndicat National des Médecins (SYNAMED), le Syndicat National des Magistrats du Congo (SYNAMAC) et l’Association des Professeurs de l’Enseignement Supérieur (Rapuco), dont les membres se trouvent déjà en grève, continuent à faire pression sur le gouvernement pour le réajustement de leurs salaires au taux budgétaire de 1.452 Fc/1$. Dans une déclaration commune faite hier jeudi 24 août 2017, au siège du SYNAMED,  sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, ils ont examiné la situation préoccupante créée par le refus du gouvernement d’appliquer intégralement la loi  des finances 2017, telle que votée par le Parlement et promulguée par le Président
de la République.

« Face à cette situation confuse et malsaine, les médecins des
services publics de l’Etat, les magistrats et les professeurs des
universités de l’Etat, cadres supérieurs dont la noblesse des
professions est notoirement reconnue par leurs syndicats autonomes,
dénoncent et rejettent tout arrangement séditieux qui viole la loi
financière 2017 dans ses dispositions relatives à leurs rémunérations
», lit-on dans le document remis à la presse.
Le Synamed, le Synamac et le Rapuco insistent donc sur l’application
stricte de ce texte, faute de quoi, ils  se réservent solidairement le
droit de saisir les cours et tribunaux pour rendre le gouvernement de
la République seul responsable de toutes les conséquences inhérentes
aux actions syndicales qui ont déjà commencé et qui pourraient de
s’étendre bientôt sur l’ensemble du territoire national.
C’est après débats et délibérations que la coalition de ces syndicats
ont souligné que la grave crise sociale que connait la RDC ne fait que
s’amplifier chaque jour, avec le risque de compromettre la paix, la
sécurité, l’économie  et les finances du pays. Les syndicats des
médecins, magistrat et professeurs font le triste constat selon lequel
les promesses sans lendemain de l’exécutif national ne font
qu’aggraver la misère noire du travailleur congolais en particulier,
et et toute la population congolaise en général.
A leur avis, le non respect des engagements, les violations de la
Constitution et des lois de la république,  le refus d’appliquer
intégralement les dispositions de la loi des finances 2017 relative
aux rémunérations des agents et fonctionnaires de l’Etat risquent
d’empoisonner davantage les rapports entre l’Etat congolais et ses
employés de plonger le pays dans le chaos. Ils déplorent également le
fait que le gouvernement s’est permis d’instrumentaliser plate-forme
syndicale minoritaire des agents et fonctionnaires de l’Etat, alors
que le grand nombre échappe à son contrôle.
Pour rappel, les médecins des hôpitaux publics observent un service
minimum depuis maintenant trois semaines et menacent de radicaliser
leur mouvement de grève. C’est pareil pour les professeurs des
universités publiques.  Quant aux magistrats, ils s’apprêtent à
emboîter le pas aux deux corps des métiers précités.
Murka