Mécontent de son décompte final, il réclame 100.000 USD de D-I à son ex-employeur

0
141

Après le rejet de sa requête par le premier juge, Ignace BosindjeMato, ex-agent dans une société de téléphonie cellulaire de la place, a formé appel au Tribunal de Grande Instance de Gombe, pour mal jugé. Il estime que le premier juge a mal dit le droit pour n’avoir pas motivé sa décision. Il a dit non établies en fait comme en droit les infractions de faux en écriture et de son usage mises à charge de la partie adverse, à savoir, la société précitée et son chef des ressources humaines, en la personne de Léonie Kasuekama.

         En ce qui concerne les faits, l’appelant Ignace BosindjeMato était travailleur au sein de la société sus indiquée. Son contrat a été, selon lui,  résilié abusivement pour des raisons non fondées.  Son décompte final ayant été mal calculé, il a saisi le juge d’appel afin d’obtenir la condamnation de son ancien employeur au paiement de 100.000 dollars. Il réclame également le paiement de son décompte final de 5000 dollars sans réduction, a indiqué son avocat.

            Au cours de cette audience publique tenue hier mardi 16 septembre 2014, les avocats de l’appelant, Ignace BosindjeMato, ont fait savoir que leur client a été victime de fausses accusations venant de la responsable des ressources humaines de la société précitée. Cette dernière aurait donné des faux renseignements sur lui.  C’est sur base de ces fausses dénonciations que son ex-employeur avait diminué son décompte final. Elle avait renseigné dans la lettre de son décompte final qu’il n’avait presté que pendant 10 jours alors que ce dernier avait travaillé pendant 2 ans. Au lieu de lui payer un décompte final de 5000 dollars, son employeur lui a payé 1.800 dollars. Il a subi des préjudices énormes parce qu’il n’a pas touché l’entièreté de son décompte final. Les appelés avaient produit devant l’inspecteur de travail à Inongo, dans la province de Bandundu, ces faux documents pour se procurer des avantages illicites.

            Le même avocat a martelé que devant le premier juge, son client avait démontré noir sur blanc la mauvaise foi de la partie adverse mais  tous ses moyens ont été rejetés au motif qu’il y avait insuffisance des preuves. Et pourtant, lors de l’instruction, Léonie avait reconnu le fait mis à sa charge mais le premier juge l’a acquittée dans la légèreté. C’est cette raison qui a amené l’appelant à saisir le juge d’appel pour revenir dans ses droits, a fait savoir le même praticien du droit. La résiliation est abusive selon l’appelant parce qu’il n’a jamais été au courant de sa révocation. C’était une résiliation sans préavis. Il a été chassé.

            Etant donné que les appelés Léonie Kasuekama et consorts étaient absents à l’audience, alors qu’ils étaient légèrement atteints par l’huissier de justice, le tribunal a retenu le défaut à leur charge.

Le ministère public a dans son avis rendu sur le banc, demandé le rejet dudit appel au motif qu’il n’y a rien à reformuler parce qu’aucun élément n’indique que les appelés se sont procurés des avantages quelconques au préjudice de l’appelant.

            Le tribunal a pris en délibéré cette cause, pour sa décision à intervenir dans le délai légal.

Murka

LEAVE A REPLY

*