Me Tshibangu Kalala d’accord pour libérer le dossier RDC contre l’Ouganda

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tshibangu kalalaMe Tshibangu Kalala ne cherche nullement à mettre à genoux les autorités du pays devant lui ni à les humilier. Il demande simplement une juste rémunération du travail accompli pour notre pays durant 12 ans et pour lequel il a reçu les félicitations chaleureuses de la part du Président de la République. Les pièces du dossier de l’Ouganda portent le sang du peuple congolais, elles sont intactes et bien conservées en un lieu sûr à Bruxelles. Si le gouvernement congolais veut avoir les pièces concernées avant la fin de cette semaine, la décision lui appartient, il doit faire vite car les intérêts importants de notre pays sont en jeu et ne peuvent être mis en danger par le comportement des profiteurs de beaux-jours qui ne visent que leurs intérêts personnels.

Telle est la profession de foi exprimée hier au cours d’une conférence de presse tenue par Me Freddy Kayembe Mukeny, ci-devant délégué du professeur Tshibangu Kalala en détention à la prison centrale de Makala.

Le professeur Tshibangu Kalala promet, une fois remis en liberté, de discuter avec les autorités compétentes pour déterminer les modalités pratiques de restitution des pièces et de paiement de la rémunération en question, a indiqué son délégué.

Félicitations du chef de l’Etat 

En 2005, feu le bâtonnier Kisimba Ngoyi, alors ministre de la Justice, avait transmis au professeur Tshibangu Kalala les félicitations lui adressées par le chef de l’Etat pour ses brillantes plaidoiries lors du procès intenté par la RDC contre l’Ouganda. Lesquelles avaient abouti à l’arrêt de condamnation à des dommages et intérêts évalués à la somme de 11 milliards des dollars Us en faveur de la RDC. Ce fait prouve à suffisance que Me Tshibangu avait auparavant conclu un contrat des services juridiques avec un client qui s’appelle « l’Etat congolais ». C’est ainsi que s’il y a un quelconque conflit d’honoraires, il appartient au conseil de l’Ordre des avocats de le régler. IL est donc étonnant de voir le ministre Thambwe Mwamba qui est lui-même avocat étaler une telle affaire devant l’assemblée nationale qui n’est pas compétente pour traiter des règles et usages de la profession d’avocat.

Il en est de même de la somme de 2 millions des dollars Us tout comme de 800.000 dollars Us que le gouvernement aurait remis à Me Tshibangu Kalala. Celui-ci met au défi le ministre de la Justice de démontrer des preuves à cet effet. C’est toujours Me Tshibangu Kalala qui avait défendu les intérêts de la RDC dans l’affaire Diallo Cravate. Ce dernier réclamait des dommages et intérêts de l’ordre de 36 Milliards Us et c’est encore Me Tshibangu Kalala qui, par ses prestations, avait sauvé le Congo. Alors que les deux avocats belges avaient jeté l’éponge car Kinshasa ne leur avait pas payé leurs honoraires de l’ordre de 60.000 Euros. Curieusement, le ministre de la Justice s’est gardé de dire au parlement que pour ce dossier pourtant gagné grâce aux prestations du professeur Tshibangu Kalala, le gouvernement ne lui a rien payé.

Concernant le retrait du dossier relatif à l’affaire RDC contre l’Ouganda, Tshibangu Kalala signe et persiste que Mme la Ministre Mumba n’a jamais possédé les pièces y afférant. Il est faux de déclarer devant l’Assemblée nationale que c’est suite au refus de les remettre que la Ministre avait pris la décision de lui en retirer la gestion. Bien au contraire, c’est l’actuel ministre de la Justice qui a retiré depuis le 6 mai de cette année le dossier RDC contre l’Ouganda à Me Tshibangu Kalala pour le confier à Me Kalenga Ka Ngoyi, qui avait été aussi son ancien patron de stage et actuellement directeur adjoint de son cabinet. On comprend ainsi les raisons qui ont prévalu à l’arrestation et la détention du professeur Tshibangu Kalala. Comme l’a souligné le Barreau de Kinshasa-Gombe, l’on est en face d’une opération d’intimidation et de chantage en vue de remettre les pièces du dossier RDC contre l’Ouganda au cabinet Me Kalenga Ka Ngoyi pour des raisons évidentes.

          C’est faux d’accuser Me Tshibangu Kalala d’avoir refusé de travailler avec la délégation ougandaise. En effet, il avait apporté et présenté les pièces du dossier le lundi 10 décembre au Salon Rouge du Ministère des Affaires étrangères lors de la rencontre présidée par Me Tunda Ya Kasende, alors vice-ministre.

          Le professeur Tshibangu Kalala promet d’apporter d’autres détails plus croustillants dès sa sortie de la prison.

                              F.M.